ÉTATS-UNIS.
L'affaire du Virginius vient d'entrer dans une phase nouvelle et assez imprévue; ce sont maintenant les États-Unis qui font droit aux susceptibilités de l'Espagne.
On sait que, d'après la convention relative au Virginius le gouvernement espagnol devait prouver avant le 25 décembre, à la satisfaction des États-Unis, que ce vaisseau n'avait pas le droit de porter le pavillon américain, et qu'ainsi il avait été légalement saisi. D'après une dépêche de Washington, le procureur général des États-Unis a admis la preuve comme valable, le Virginius n'ayant obtenu ses papiers qu'au moyen d'un faux témoignage. Le cabinet de Washington s'est déclaré prêt à accepter les conséquences de ce fait.
Nous ne savons encore quelles en seront toutes les conséquences, mais il est certain que la décision du procureur général des États-Unis est un véritable succès pour le gouvernement de M. Castelar et qu'elle fait le plus grand honneur à l'impartialité de la magistrature américaine.