LES BANQUIERS
Je veux désigner par là tous les chefs de maisons de banque et grands spéculateurs professionnels, quels qu'ils soient, qui ne peuvent pas prétendre à être inscrits sur la liste des princes de la finance.
Le nombre en est grand, les variétés infinies et les bornes dans lesquelles ils sont renfermés malaisées à tracer. Ils se voient beaucoup entre eux avec autant de tenue et d'étiquette, mais avec plus de luxe et de profusion que la plupart de ceux qui ont la prétention de donner le ton à la société parisienne et s'amusent davantage que qui que ce soit.
En outre, ils vont, quand bon leur semble, et selon les conditions personnelles dans lesquelles ils se trouvent, un peu partout, sauf, peut-être, chez les sommités de la haute banque, et ils rivalisent constamment de faste et d'élégance raffinée.
Le milieu qui a pour centre et pour pivot M. et Mme Gaston Ménier, les Laveyssière et quelques autres, personnifie ce genre de société. Nulle part il y a plus de jolies personnes, plus de ravissantes toilettes, plus de recherche et de confortable, plus d'animation et d'entrain.
Je citerai aussi, dans le même ordre d'idées, M. et Mme de Werbrouck. Cette dernière, née princesse Souzo, joint aux charmes corporels une grande originalité dans l'esprit et une amabilité qui ne se dément jamais.