TOUR DANS LA GUINÉE PORTUGAISE
Une polémique récente à propos de concessions qui auraient été accordées par le roi de Portugal à des Français dans la Guinée portugaise a de nouveau attiré l'attention sur cette partie de l'Afrique. Les documents qui suivent et qui nous sont apportés par un de nos collaborateurs seront donc les bienvenus et donneront, en attendant une étude plus complète, une idée de ces régions, dont la mise en valeur n'est plus qu'une affaire de temps.
Après avoir exploré en détails la riche région de la Casamance qui fait partie de nos possessions du Sénégal, nous avons résolu, M. Ferrolliet, le comte Guy d'Avout et moi, de faire un tour en Guinée Portugaise.
Partis de Carabane le 7 mai à 10 heures du matin, nous arrivons le 8 en vue de Cachéo. Cette ville a perdu l'aspect spécial et tout à fait pittoresque qu'elle avait autrefois lorsqu'elle était le centre le plus important des Portugais et le seul établissement qui ressemblât à une ville sur cette côte. Une demi-heure suffit à la parcourir en tous sens. A l'ouest s'élève un mauvais fort rectangulaire surmonté à chacun de ses angles par une petite tourelle minuscule, et armée de 12 canons vieux comme les siècles. Dans la cour, très vaste, trois ou quatre papayers semblables à des plumeaux donnent chacun, à midi. 5 pouces carrés d'ombre. Une vingtaine de cassadors et artilheros composent toute la garnison sous le commandement de deux Européens: un sous-lieutenant et un lieutenant qui remplit les fonctions d'administrateur.
LA GUINÉE PORTUGAISE 1. Les ruines du palais de l'ancien gouverneur de Guinée, à Cachéo.--2. Carte de la Guinée portugaise.--3. Le fort de Cachéo.--4. Chasseurs et artilleurs noirs composant la garnison de la citadelle.--5. Le marché de Cachéo.
BISSAO.--Le marché.
Tous se prêtèrent d'autant plus volontiers au désir que je manifestai de les photographier, que c'était pour eux l'occasion unique de se montrer dans un appareil militaire. Après s'être consulté longuement sur l'attitude guerrière dans laquelle il convenait de passer à la postérité, on résolut de simuler une attaque. En conséquence, les chasseurs allèrent sous un grand arbre se grouper au port d'arme négligé, et les artilleurs alignèrent leurs pièces autour d'un bec de gaz. J'eus toutes les peines du monde à leur faire comprendre que la position était déplorable, et qu'en aucun cas des réverbères, plantés à trois mètres de la gueule d'un canon, ne pouvaient être pris pour un ennemi figuré.
Jeunes Papels de l'intérieur en costumes
de fête.
En face de la porte du «Quartel», de l'autre côté du Largo don Luis I, s'élève une maison qui eut ses jours de splendeur avec sa belle galerie vitrée aux boiseries blanches et or, dont il ne reste plus que des piliers en briques ruinés et des poutres menaçant la tête des promeneurs. C'est l'habitation de D. Eugenia Miranda de Guilherme de Carvalho Lopez, descendante d'une de ces illustres familles de Portugal, à noms interminables, qui vinrent s'établir à Cachéo, et, par des mariages avec les indigènes, donnèrent naissance à cette population de métis si nombreuse en Guinée. Plus loin une maison carrée porte le titre pompeux de Palais du Lieutenant-Administrateur. Derrière se dressent les ruines gracieuses de ce qui fut jadis le palais du gouverneur de Guinée. Ces fenêtres ogivales, ces restes d'une architecture qu'on s'étonne de rencontrer dans ces parages, ces arbres et ces plantes poussant tristement dans les crevasses des murailles, offrent un coup d'œil pittoresque rappelant les ruines d'un vieux monastère du treizième siècle.
Marchandes d'eau sur la place du Marché,
à Boulam.
Un griot jouant du balafon, sur les bords
du Rio Grande.
Le grand mouvement de Cachéo se trouve sur la place du marché où les femmes Papels viennent de l'intérieur du pays vendre du bois, des biches, des légumes, des oranges, des bananes, etc. Ces femmes robustes, presque complètement nues, une main gaillardement campée sur la hanche, de l'autre soutenant d'énormes paniers pleins de leurs marchandises et qu'elles portent sur leur tête, partent la nuit de leur village, faisant de 40 à 50 kilomètres à travers la forêt, pour arriver à la ville dès le matin, et en repartir le soir. Elles recommencent ce trajet tous les deux jours. Les dames de la ville drapées avec une certaine élégance dans leurs pagnes au mille dessins et aux couleurs voyantes, couvertes de bijoux d'or et de corail, viennent faire leur emplettes, pendant que les flâneurs et les soldats contemplent ce spectacle qui constitue leur unique distraction.
Au centre de la ville, sur les bord du Rio Cachéo, est la factorerie de la maison Blanchard et Cie, dirigée par un Français, M. Émile Menut. Nous y trouvâmes une installation très confortable, un charmant accueil et des petits noirs, entre autres un fils de roi, admirablement dressés au service à l'européenne.
A l'est enfin on voit une église qui est un problème d'équilibre avec ses murs évasés qui laisseront un jour le toit s'aplatir sur les têtes des fidèles ébahis. Tout à côté se trouve la grande école tenue par les demoiselles da Costa, nièces du fameux Honorio Pereira Barretto, le premier gouverneur de Guinée. Ces dames font la classe; aucune, d'ailleurs, ne sait ni lire, ni écrire, ni compter, alors elles se rattrapent sur la couture; et quand on leur demande à quoi diable peut bien servir leur école, elles répondent avec le plus grand sérieux du monde: «que dans toute ville civilisée il en faut une, qu'il n'est d'ailleurs pas nécessaire d'y apprendre tant de choses.» Très bien, mesdemoiselles, vous ne tenez pas à faire des bachelières, c'est inutile à la société.
BOULAM.--Le port Beaver.
Si l'on veut se payer, comme on dit vulgairement, «une pinte de bon sang», il faut voir passer une procession. A Cachéo, toute cérémonie est une occasion de boire force eau-de-vie et vin de palme. Aussi organise-t-on des processions à propos de tout. Le cortège se forme à l'église et s'ébranle par la ville. On fait halte réglementaire chaque fois que l'on passe devant la maison d'un des chantres et celles des amis et connaissances; on y trouve, préparé d'avance, de quoi faire de copieuses libations. Les chantres qui, hurlant à tue-tête, ont vite le gosier sec, boivent énormément; le curé boit, tout le monde boit, on boit tout le temps: le soleil est si chaud!... Je laisse à penser la tenue des fidèles après une heure ou deux de ce genre de pérégrinations! Le cortège, décrivant par les rues des courbes savantes, rentre à l'église dans un état de gaieté difficile à dépeindre, et qui serait on ne peut plus comique s'il n'était si mal édifiant.
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Je complète ce court aperçu sur la curieuse ville de Cachéo en rappelant qu'autrefois il y existait une société de bravi, que l'on rencontrait la nuit dans les rues. Chacun d'eux, la poitrine couverte d'un plastron de cuir percé de trous où l'on plaçait des pistolets comme dans des meurtrières, armé de poignards, d'un bouclier, d'une rapière, d'une carabine, d'une fourche pour lui servir d'appui, ayant sur les épaules un long manteau noir, et sur le nez une vaste paire de lunettes, ressemblait fort à Tartarin s'ébranlant pour aller chasser le grand lion du désert.
Quant à la garnison, il ne fallait pas compter sur elle, ses rondes de nuit étaient presque aussi redoutées que la rencontre des bandits. Que voulez-vous? ces bons soldats jugeaient utile d'ajouter quelques petits suppléments à l'insuffisance de leur solde. Actuellement la ville est calme à l'intérieur, mais on n'en peut sortir qu'en s'exposant à de véritables dangers, les Papels étant toujours disposés à vous envoyer un coup de fusil. Pour se prémunir contre les attaques de ces indigènes, on a entouré la ville d'une palissade haute et solide, dont les pieux sont, il est vrai, par endroits, suffisamment espacés pour livrer passage à un bœuf, voire même à un troupeau de moutons. Il y a bien par-ci par-là un vieux canon sur un bastion en ruines, mais c'est toute une affaire de mettre quelque chose dedans, et puis le courage manque pour faire fonctionner ces pièces qui d'ailleurs ne fonctionnent plus.
Nous mimes 43 heures pour nous rendre à Bissao, nos diables de marins noirs ayant éprouvé le besoin, après nous avoir fait échouer deux fois sur les bancs, de démantibuler notre gouvernail.
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Chefs Brames.
Située sur une grande et belle île au débouché de deux rivières, le Rio Geba et le Kroubal, Bissao déroule le long de la rade son long ruban de maisons construites à l'européenne et recouvertes en tuiles. Sur leurs couleurs chaudes se détache le vert foncé des arbres qui bordent le rivage. A droite, à 250 mètres de la plage, sur une petite élévation, se dressent les constructions du fort qui domine la ville en lui donnant l'aspect d'une place forte. Il a la forme d'un carré bastionné de 200 mètres environ de côté. Le mur de revêtement qui a 10 mètres de hauteur au-dessus du fossé offre une facilité exceptionnelle pour l'escalade, grâce à son inclinaison et à son mauvais état. Je me suis amusé en plaçant mes pieds dans des trous qui furent autrefois des briques à y faire une ascension, avec autant de facilité qu'on monte un escalier, sous la gueule de plusieurs pièces de 12, honteuses de leur totale inutilité.
Dans l'intérieur du fort se trouvent les casernes et l'église, au milieu de bouquets de benténiers gigantesques et séculaires, qui, vus de la rade, font à la ville un arrière-plan de verdure de toute beauté. En 1846, après une attaque du fort par les Papels, on a construit une muraille qui, partant du bastion S.-O. et allant jusqu'à l'Aiguade où elle est flanquée d'une petite tour, enveloppe la ville tout entière. A côté de l'Aiguade, contre la porte de la ville, sur la place du village Papel, se tient le marché à l'ombre de grands fromagers. Il est très animé par la présence des Bijougos, des Manjaques et des Balantes, qui viennent y vendre leurs denrées. De gigantesques gargoulettes de terre cuite au soleil, remplies d'eau ou de vin de palme, alignées par terre, ou portées sur la tête de femmes noires qui rappellent des personnages bibliques, lui donnent un aspect spécial que n'a pas le marché de Cachéo.
BOULAM.--Les Casernes.
Dans la longue rue qui traverse la ville d'un bout à l'autre, parallèlement au fleuve, on voit l'habitation de l'administrateur, un café avec billard, et plusieurs maisons particulières avec étage et balcon, fort bien meublées, ma foi. Une des choses qui donne beaucoup de pittoresque à Bissao, c'est le passage fréquent de Papels de l'intérieur qui viennent y faire entendre leur musique, ou y montrer leurs costumes. L'accoutrement des jeunes circoncis est tout à fait original. Ils se confectionnent eux-mêmes, avec des feuilles de rhônier, cette carapace de colimaçon qu'ils se mettent sur le dos, ces bracelets qui ressemblent à volonté à des nageoires ou à des ailes, ces pendeloques composées d'anneaux et ces bonnets surmontés de deux ou quatre cornes de bœufs, qu'ils portent pendant toute la période qui suit la cérémonie de la circoncision. Les musiciens, eux, s'attachent autour des reins une petite tunique faite également de feuilles coupées en longs rubans qui pendent jusqu'aux genoux; leur coiffure est une sorte de petit panier orné de coquillages, de crins, et de plumes de coq. Leurs instruments consistent surtout en clochettes et en une variété de boîtes de conserve de toutes les formes, plus ou moins trouées, sur lesquelles ils tapent à tour de bras.
L'ensemble forme un orchestre assourdissant qui exécuterait à merveille certains passages des œuvres de Wagner. Par contre, le vrai musicien du pays, appelé «Griot», possède deux instruments très harmonieux. Le premier, appelé «Cora», est formé d'une peau de bouc tendue sur une caisse de résonance taillée dans un bloc de bois; des cordes, variant de trois à trente environ, sont retenues sur un bâton à l'aide de petits anneaux de cuir, que l'on fait glisser pour accorder l'instrument. On en tire avec les doigts des sons assez semblables à ceux de la harpe ou de la guitare. Le deuxième est une sorte de xylophone nommé «balafon». Des morceaux de cailcédras, taillés de façon à rendre chacun une des notes de la gamme, sont montés sur un cadre de bambou; de petites calebasses attachées au-dessous servent à renforcer le son; deux baguettes armées à leur extrémité d'une boule de caoutchouc, et maniées légèrement, font rendre au balafon des notes un peu mates mais très pures. C'est avec l'un ou l'autre de ces instruments suspendu autour du cou que le Griot s'en va de village en village. Combien de fois ce personnage nous a-t-il fait l'honneur de sa visite à notre petit lever, s'installant sur un fauteuil ou par terre pour chanter les beaux yeux, la grâce, la force et l'intelligence des Toubabs (les blancs)! Passionné pour son art qui souvent le fait riche, il joue toute la journée, s'accompagnant de ses chants tour à tour gais ou mélancoliques; il est de toutes les fêtes, partout on le respecte, partout il est bien accueilli: c'est le troubadour du Continent noir.
Quand la brise est favorable, on met environ 7 heures pour se rendre à Boulam. L'île qui porte ce nom n'est qu'une langue d'argile jaunâtre qui s'avance dans une couche de vases peu salubres. La ville est construite en amphithéâtre sur une pente douce descendant d'un vaste plateau jusqu'à la mer. Sa situation nous paraît inférieure à celle de son émule du Rio Geba, car les navires ont à tenter, pour y arriver, la navigation difficile qu'offrent les bancs de l'embouchure du Rio Grande, tandis qu'ils n'ont aucun danger à courir pour arriver à Bissao, où ils peuvent en outre s'échouer sans crainte des vases. Plusieurs grands bâtiments qui se sont échoués à Boulam n'ont jamais pu être relevés, entre autres une canonnière portugaise que l'on y voit encore.
A l'est de l'île cependant, le port Beaver est d'un accès facile, l'abri y est parfait: à l'époque des tornades seulement, les bateaux sont obligés d'y mouiller sur deux ancres. Un wharf superbe, commencé en 1888 et presque terminé, permet de débarquer sans difficultés, à l'ombre de beaux arbres, juste en face le palais du gouverneur qui fait, sur le quai, l'angle de la rue principale. Quoique plus récente que Bissao, puisqu'elle ne s'est créée que depuis vingt-cinq ans, Boulam est moins gracieuse au premier aspect, mais plus grande, plus propre, plus civilisée, comme il convient au siège du gouvernement de la Guinée. Elle comprend le quartier européen avec ses maisons construites en pierres, la plupart à deux étages, et recouvertes de tuiles; puis le quartier indigène qui s'étend assez loin dans la partie nord; les maisons y sont en pisé, recouvertes de paille, et n'ont qu'un rez-de-chaussée.
Dans le quartier européen on remarque le télégraphe avec la maisonnette où se trouve l'attache du câble; des casernes superbes en fer et briques, surélevées sur des piliers également en fer pour éviter l'invasion des fourmis et des termites; à côté se trouvent l'église et l'hôpital, de construction analogue et légère; puis les consulats de France et d'Italie, l'imprimerie, la place où des marchandes d'eau, en permanence toute la journée, vendent la calebasse de ce précieux liquide pour la somme de 20 réis (un peu plus de 10 c.) Sur le quai, une jolie maison, avec galeries à arcades en plein cintre faisant tout le tour du rez-de-chaussée et du premier, offre, avec l'aspect d'une maison romaine, tout le confort et la fraîcheur désirables en Afrique; c'est l'habitation de M. Olivier, vicomte de Sonderval, voyageur français qui s'est rendu célèbre pendant ces dernières années. Vient enfin le palais du gouverneur, ancien établissement de la maison française Maurel et Prom. Nous trouvâmes chez S. E. M. le colonel Rogerio Santos le plus gracieux accueil: tout dévoué aux intérêts de la Guinée, il nous manifesta le désir de voir des Français venir s'installer dans la colonie pour y faire fleurir le commerce et exploiter son sol.
Dans la campagne autour de la ville, sont disséminés des villages Brames et Foulahs. C'est dans l'un d'eux que nous avons fait poser, à côté d'un de ses chefs, le grand roi de tous les Brames, Domingo, portant au côté deux énormes glands formés d'une queue de cheval, insigne de l'autorité suprême. Ils sont au pied d'une de ces constructions bizarres en terre, œuvre des petits vers blancs, appelés termites. La campagne et les forêts sont remplies de ces termitières dont quelques-unes ont la forme gracieuse et élancée de clochetons d'une cathédrale gothique.
Parmi tous ces peuples on trouve des superstitions du plus haut comique. Si vous allez à la chasse, ils vous empêchent de tuer les ibis, parce qu'ils prétendent que chasseurs et spectateurs contractent illico un rhume fort dangereux. D'autres vous font les mêmes cérémonies pour les caïmans, les biches, les panthères... sous prétexte qu'ils ont avec ces animaux des liens de parenté. Si on veut les photographier, presque tous refusent énergiquement, parce que cela fait tomber les ongles et les oreilles. Il fallait voir devant mon appareil braqué les femmes épouvantées s'enfuir à toutes jambes, se poussant, se bousculant, se dissimulant les unes derrière les autres, cachant têtes et mains dans leurs pagnes, leurs calebasses ou leurs paniers. Cela donnait lieu à des scènes indescriptibles d'épouvante d'un côté, de fous rires de l'autre. De plus, un Européen a eu, il y a deux ans, la malencontreuse idée de leur montrer ce qui se passe dans une chambre noire, où l'on sait que les images sont renversées. Aussitôt le bruit s'est répandu parmi les moricauds que cette machine-là vous mettait la tête en bas, et les femmes, goûtant peu ce genre d'exercice qui, pensent-elles, retourne leur costume simple et léger, et leur fait faire malgré elle, coram populo, un poirier qui manque de décence, ont en abomination cet art tout pacifique.
A côté de ces humeurs craintives, on trouve parmi les noirs une confiance audacieuse dans ce qu'ils nomment «Grigris». Croiriez-vous qu'un petit sachet de cuir, à l'intérieur duquel est cousu un verset du Coran et qu'on suspend autour du cou, suffit à vous procurer tous les bonheurs et à écarter tous les maux? C'est comme cela cependant. Avec le Grigri on ne peut être ni blessé ni tué. Quand je leur proposai de décharger sur eux une volée de balles de mon Winchester, ils allaient immédiatement se planter à 50 mètres avec un air épique de défi et de suffisance imbécile.
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Nous compléterons bientôt ces détails dans un travail complet sur la Guinée. Ces quelques lignes, dans lesquelles nous n'avons en somme rien dit de la colonie portugaise, des richesses de son sol, des peuples de l'intérieur, etc., n'ont d'autre but que de tracer un cadre aux scènes représentées par les gravures. Elles permettront au lecteur, tranquillement assis dans son fauteuil, de faire un petit tour dans des villes européennes bâties au pays des noirs, et lui enverront, je l'espère, un chaud rayon de leur soleil, pendant qu'il grelotte au coin du feu, l'hiver.
Raoul de Rocheblanche.