LE CENTENAIRE D'HÉROLD
L'Opéra-Comique a célébré devant une salle comble le centenaire d'Hérold, l'immortel auteur du Pré aux Clercs. Le spectacle se composait du premier acte de Zampa et du Pré aux Clercs, dont on donnait, ce soir-là, la 1,482e représentation. Entre le second et le troisième acte, le rideau s'est levé et le buste d'Hérold est apparu. A côté se tenait Mlle Adeline Dudlay, de la Comédie-Française, qui, personnifiant la France, a récité des stances de M. Lucien Paté, pleines d'une éloquence communicative. Autour de Mlle Dudlay, côté cour et côté jardin, comme on dit au théâtre, les interprètes qui avaient chanté Zampa et ceux qui chantaient le Pré aux Clercs étaient groupés dans leurs costumes respectifs...
Après avoir dit les beaux vers de M. Paté, Mlle Dudlay a posé sur le buste la palme qu'elle tenait en main et tous les artistes ont défilé devant l'image de l'illustre compositeur, à qui la France se glorifie d'avoir donné le jour, de l'artiste de génie autant que modeste, qui, un mois après avoir donné le Pré aux Clercs, cette partition exquise, s'écriait au moment où il fermait les yeux pour toujours; «Quel malheur de mourir! Je commençais à comprendre la musique qui convient au théâtre».
Ad. Ad.