Ont paru:

Fatale Méprise, par Henri Baraude. 1 vol. in-16, Plon-Nourrit et Cie, 3 fr. 50.--Chère Patrie, par le lieutenant Bilse, auteur de Petite Garnison, 1 vol., Librairie universelle, 3 fr. 50.--En prison, par Maxime Gorki, traduit par S. Persky, 1 vol., Félix Juven, 3 fr. 50.--Miroirs et Mirages, par Mme Alphonse Daudet, 1 vol., Fasquelle, 3 fr. 50.--Les Veillées du Gerfault, par le comte Jean de Sabran-Ponlevés. 1 vol., Bibliothèque de la Chasse illustrée, 3 fr. 50.--Les Revenantes, par Champol. 1 vol. in-16, Plon-Nourrit, 3 fr. 50.--Le Roman d'un chien, par A. Delvallé. 1 vol. in 8°, Delagrave, 3 fr. 50.--Le Double Destin, par Charles Boudon. 1 vol., Messein, 3 fr. 50.--L'Eden, par Sébastien Voirol. 1 vol., Librairie Molière, 3 fr. 50.--La Réponse du Sphinx (notes d'un pessimiste), par Edmond Thiaudière 1 vol., Fischbacher, 2 fr. 50.--Le Maître du peuple, par B. Guinaudeau. 1 vol. in-16. Librairie universelle, 3 fr. 50. Chez les forçats, par Jacques Dhur, 1 vol., Librairie universelle, 3 fr. 50.--Une année de politique extérieure, par René Moulin, 1 vol. in-16, Plon-Nourrit, 3 fr. 50.--Hommes nouveaux, par Fanton. 1 vol. in-16, Plon-Nourrit, 3 fr. 50.--Frédéric Bastiat, sa vie, son oeuvre, par P. Ronce, 1 vol., Guillaumin.Histoire financière de la Législative et de la Convention (t. II), par Gomel, 1 vol., Guillaumin, 7 fr. 50.--Crimée, Italie, Mexique, lettres de campagnes(1855-1867). par le général Vanson. 1 vol., Berger-Levrault, 5 fr.--La Main d'oeuvre dans les Guyanes, par Jean Duchesne-Fournet. 1 vol. in-8°, Plon-Nourrit et Cie, 6 fr.--L'Agonie du catholicisme? par le docteur Rifaux. 1 vol. in-16, Plon-Nourrit, 3 fr. 50.--L'Inde contemporaine et le Mouvement national, par E. Piriou. 1 vol. in-16, Alcan, 3 fr. 50. La Cuisine, l'Hygiène et la Table, bibliothèque de la maîtresse de maison. Librairie de Paris, 56, rue Jacob.--Les Devoirs des petits enfants. par Chassevent. 1 vol. in-32., Librairie Roblot, 0 fr. 60.--L'Almanach-album de la Comédie-Française, acteurs jugés par les auteurs, préface de Jules Claretie, introduction par Léo Claretie, 1 franc.

Documents et Informations

L'automobile dans l'armée allemande.

En Allemagne: une revue des automobilistes de guerre.

A l'imitation de l'Angleterre et de l'Autriche, l'état-major allemand a créé récemment un corps d'automobilistes volontaires dont l'organisation peut rendre, en temps de guerre, et rend dès maintenant de grands services. Les propriétaires d'automobiles qui désirent faire partie de ce corps se mettent, eux et leurs machines, dès le temps de paix, à l'entière disposition de l'autorité militaire. Pendant les quatre premières années qui suivent leur enrôlement, ils font au moins trois stages chaque année et sont astreints à une discipline d'ailleurs sévère. En revanche, ceux qui ont des grades d'officiers sont autorisés--en Allemagne, la faveur est appréciée!--à porter, en diverses occasions, même en dehors du service, l'uniforme spécial du corps.

Une culture en voie de disparition.

Il s'agit de la culture du safran. Cette culture, autrefois très répandue en France, s'était à peu près restreinte au Gâtinais, où elle perd chaque année de l'importance.

Ainsi, en 1869, 1.143 hectares étaient consacrés à cette culture; et déjà, en 1893, il n'y en avait plus que 477.

Les raisons de cette disparition sont d'ordre climatérique et économique. D'abord, les hivers rigoureux de 1879-1880 et de 1890-1891 ont été très préjudiciables à la plante; et, d'autre part, l'Espagne se livre de plus en plus à cette culture et peut livrer le kilo de safran au prix de 60 ou 70 francs, prix inférieur au prix de revient de la fleur en France.

Il faut remarquer que les usages des stigmates de safran vont aussi en diminuant. Ils servaient autrefois à la teinturerie; aujourd'hui ils ne servent plus qu'en pharmacie, et comme condiment. On sait que la bouillabaisse est colorée et aromatisée avec du safran.

Quoi qu'il en soit, il est certain que cette intéressante culture aura bientôt disparu en France et que sa disparition hâtera encore la dépopulation de certaines campagnes où la culture du safran occupait des familles entières.

Quel doit être le teint des coloniaux?

En faisant choix des recrues pour le service dans les contrées tropicales, on devrait, dit M. C.-E. Woodruff, chirurgien militaire de l'armée des Etats-Unis, éliminer tous les blonds et ne conserver que les bruns. De même, les colons bruns sont préférables aux blonds. Les bruns ont une pigmentation qui les protège contre les rayons actiniques, lesquels sont les plus dangereux des rayons solaires. Aussi, voit-on, dans les tropiques, que les blonds réussissent beaucoup moins bien que les bruns. Ils sont plus vite atteints par la maladie. Et les races méridionales, plus brunes, réussissent mieux, dans la colonisation, que les septentrionales, plus blondes. En réalité, dit M. Woodruff, l'homme est un organisme plus généralement adapté à vivre dans la demi-lumière qu'en plein soleil. On a tort, de façon générale, de rechercher la lumière et de s'y exposer. Nos ancêtres la craignaient et s'en trouvaient bien, dit-il. Ceci est très discutable, car les bienfaits de la lumière pour la richesse du sang ne peuvent être mis en doute. Mais on peut très bien considérer que les peuples méridionaux, plus foncés de peau, sont plus préparés à vivre au grand soleil des tropiques que les septentrionaux, blonds, qui n'ont pas le pigment leur permettant de résister aux rayons chimiques.

Un accident d'automobile.

M. René de Knyff, président de la commission sportive de l'Automobile-Club de France vient d'être victime d'un accident sur la route de Saint-Fourçain à Moulins qu'il parcourait en automobile pour s'accoutumer au circuit de l'Auvergne.

Sur le circuit d'Auvergne: la voiture de M. de Knyff
brisée entre Saint-Fourçain et Moulins.
--Phot. Denizot.

Une vieille femme menait à la bride une vache qui se campa au milieu de la route. M. de Knyff obliqua à droite pour passer dans l'espace libre, quand soudain la paysanne eut la fatale idée de se rejeter juste en face de la voiture qui arrivait sur elle. M. de Knyff, d'un violent coup de volant, se rejetait sur la gauche, évitait la paysanne, mais heurtait l'animal, d'où culbute du véhicule et, pour son conducteur, fracture de la clavicule, côtes enfoncées, lésions aux arcades sourcilières.

Le mécanicien, M. Faroux, précipité sur le sol, n'eut que quelques contusions. Mais les paysans accourus faillirent lui faire un mauvais parti en raison de la mort de la vache.


Le colonel de gendarmerie Seurot, commandant des gardiens de la paix de Lyon.

Devant le restaurant Michaud, où se tenaient les réunions des grévistes.

Camelots chantant la chanson d'actualité sur la grève LA GRÈVE DE LA POLICE LYONNAISE.
Phot. E. Bruchon et Quay-Cendre.

Le sculpteur Paul Dubois, ancien directeur de l'École des Beaux-Arts, mort le 23 mai 1905.

LA MORT DE Mgr FAVIER, ÉVÊQUE DE PÉKING. Le corps exposé dans une chapelle ardente.

UN ROI POPULAIRE. Christian IX dans la foule le jour de la «Fête des Enfants», à Copenhague.
Phot. Kalkar.
A L'EXPOSITION CANINE
«Inès» et «Inès I», chiennes terriers à M. le baron G. Lehmann.

La Commission de la grève.

L'agent Feydit, victime du devoir professionnel: il a été blessé par un malfaiteur qu'il avait surpris dévalisant un passant, et que, quoique gréviste, il n'avait pas hésité à arrêter.

EXPLOSION D'UNE BOMBE A VARSOVIE La confiserie Troganowski, devant laquelle la bombe destinée au général-gouverneur Maximovitch a éclaté, faisant plusieurs victimes.
LES THÉÂTRES Au théâtre Sarah-Bernhardt, la troupe italienne a fait entendre _Zaza_, comédie lyrique en quatre actes, tirée de la comédie de MM. P. Berton et Ch. Simon, qui eut un grand succès au Vaudeville, il y a quelques années, et valut à Mme Réjane un de ses plus incontestables triomphes. La pièce n'a certainement pas gagné à cet avatar, mais la musique de M. Leoncavallo, vive, gracieuse et parfois émouvante, compense largement cette défaillance du sujet; interprétée par un orchestre de premier ordre, des chanteurs excellents, au premier rang desquels brillent Mme Berlendi, MM. Sanmarco et Garbin, _Zaza_ a reçu du public un chaleureux accueil. A l'Odéon, sous le titre de la _Variation_, M. Pierre Soulaine expose, en quatre actes légers et d'observation fine, le cas d'une danseuse de l'Opéra qui délaisse une «position» brillante, mais irrégulière, pour épouser le «jeune homme pauvre» de son choix. L'argent, qui ne fait pas le bonheur mais en facilite singulièrement l'accès, manque dans le ménage; on serait près de se battre si l'amour n'intervenait et n'arrangeait les choses. Il résulte de la comédie que la «variation» la plus scabreuse à exécuter pour une aimable chorégraphe, c'est le pas du mariage. M. Jean Thorel a donné de meilleures adaptations du théâtre allemand que ne l'est sa _Pauvre Fille_, de G. Hauptmann, jouée à la Porte-Saint-Martin, mais il en faut pour tous les goûts: cet honnête mélo, rehaussé de quelques trouvailles dramatiques fort émouvantes, charmera les âmes simples: elles sont assez nombreuses pour former un public. Le Vaudeville vient de remonter les _Demi-Vierges_, de M. Marcel Prévost, et l'événement a prouvé que le succès de cette pièce plusieurs fois centenaire est inépuisable. Mlles B. Cerny et Marthe Régnier, MM. Gauthier et Dubosc, s'y montrent tout à fait remarquables. A signaler encore aux âmes simples et surtout aux petits enfants l'invraisemblable histoire contée aux Folies-Dramatiques sous le titre de les _Millions de Zizi_, par un ou plusieurs auteurs qui ont désiré garder l'anonyme. Ne serait-il pas de la troupe elle-même des Omers dont les amusantes cabrioles sont tout le sel de cette pièce d'été?

LA COURSE DE 110 MÈTRES HAIES, AU RACING-CLUB

«Fiche von Eberstein», chienne tekel à M. Franc Wehner.

Note du transcripteur:
Ces suppléments ne nous ont pas été fournis.