LES FÊTES EN L'HONNEUR DE LA FLOTTE FRANÇAISE A PORTSMOUTH ET A LONDRES
Le maire de Portsmouth et les conseillers municipaux, en
robe, allant, le 9 août, présenter à l'amiral Caillard les souhaits de
bienvenue de la ville.
Au château d'East-Cowes, le 8 août: l'amiral Caillard
présente les officiers de son état-major à la princesse Béatrice de
Battenberg, «gouverneur» de l'île de Wight.
Divertissements de marins anglais et français, à
Wales-Island, le 10 août: la course à âne.
La locomotive pavoisée du train de luxe qui a transporté
les officiers et marins de Portsmouth à Londres, le 10 août.
A travers les rues de Londres: le défilé des breaks
promenant les marins français.
L'arrivée des marins français et des personnages
officiels dans la cour du Guildhall.
Le banquet offert aux marins français dans la grande salle du Guildhall, ancien hôtel des corporations de Londres, le 11 août.
A la sortie du Guildhall: formation du cortège pour se
rendre à l'Alhambra.
Le banquet offert aux officiers de l'escadre française, à
Westminster, le 12 août.
M. Takahira et attachés à la délégation japonaise.
LA PREMIÈRE RENCONTRE DES PLÉNIPOTENTIAIRES RUSSES ET JAPONAIS, LE 5 AOÛT Le président Roosevelt présente l'un à l'autre M. Witte et le baron Komura, dans le salon de réception du yacht du gouvernement américain, le «Mayflower».
Il appartenait au président Roosevelt, après avoir pris l'initiative des négociations pour la paix entre la Russie et le Japon, de présenter les uns aux autres, à leur arrivée aux États-Unis, les plénipotentiaires russes et japonais. Cette formalité protocolaire a eu lieu le 5 août, dans les eaux américaines, à Oyster-Bay, à bord du yacht présidentiel Mayflower. Le président y était venu de son cottage de Sagamore Hill. Bientôt après, le croiseur Tacoma arrivait portant les délégués du Japon qui, représentants du vainqueur, devaient être reçus les premiers par M. Roosevelt, tandis que le croiseur Chattanooga amenait, à quelques minutes de là, les plénipotentiaires russes. Les présentations eurent lieu dans la grande salle du yacht, où se tenaient M. Witte, et ses collaborateurs, et où l'on introduisit cérémonieusement le baron Komura et, les délégués japonais qui, à l'arrivée des Russes, s'étaient retirés dans un petit salon voisin. Les figures des Japonais étaient graves, leurs yeux froids, on le remarqua. Et l'on constata par contre, non sans quelque sympathie, que l'attitude de M. Witte était cordiale, ronde, franche; elle séduisit fort les Américains.