L'ARTILLERIE FRANÇAISE AU PÉROU

1. Lieutenant-colonel Cornejo,--2. Colonel de la Combe.--3. Major Salazar.--4. M. E. Collin, ingénieur du Creusot.--5. Colonel Varela.--6. Général Echenique, président de la commission.--7. Colonel Chaumeton.--8. Colonel Zuleta.--9. Colonel Abril.--10. Lieutenant-colonel Régal.
La commission d'expériences du canon français de 75 millimètres à tir rapide, actuellement en essai au Pérou.
1. M. Michel Fort.--2. Major Salazar.--3. M. E. Collin.--4. Lieutenant-colonel Régal.--5. Colonel Abril.--6. Colonel de la Combe.--7. Colonel Muniz, ministre de la Guerre.--8. M. José Pardo, président de la République.--9. Colonel Ugarte, chef d'état-major.--10. Général Echenique.--11. Colonel Varela.--12. Colonel Chaumeton.--13. Colonel Zuleta.--14. Lieutenant-colonel Cornejo.
Le président de la République du Pérou et les membres de la commission devant la cible des tirs de précision à 2.000 mètres.

Le tir du canon Schneider-Canet de 75 millimètres par des artilleurs péruviens.

Effet de neuf projectiles de 75 millimètres chargés à schneidérite sur une maison située à 1.000 mètres de distance. L'artillerie française, récemment victorieuse de ses concurrents en Portugal et en Bulgarie, vient de montrer encore ses excellentes qualités sur les bords du Pacifique.

Au commencement de l'année actuelle la maison Schneider a, en effet, envoyé au Pérou un canon de campagne de 75 millimètres à tir rapide, «modèle léger 1904», avec un approvisionnement de 500 cartouches, pour qu'il y soit procédé à une série d'expériences destinées à mettre en évidence la valeur de ce matériel.

Ces expériences viennent d'avoir lieu en présence d'une commission composée des officiers d'artillerie les plus éminents de ce pays: M. le général Echenique, président; MM. le colonel Varela, commandant le régiment d'artillerie de montagne à Lima; colonel Abril, commandant en second le même régiment; colonel de la Combe; colonel Zuleta; lieutenant-colonel Régal; lieutenant-colonel Cornejo et major Salazar. Faisait également partie de cette commission M. le capitaine Chaumeton, membre de la mission militaire que le gouvernement français a mise, depuis plusieurs années, à la disposition du gouvernement péruvien (cet officier a, au Pérou, le grade de colonel).

Avec le concours de M. Emile Collin, le distingué ingénieur envoyé au Pérou par les ateliers du Creusot, les essais les plus variés ont eu lieu pendant tout un mois et ont produit sur la commission tout entière une excellente impression. Nous mentionnerons, en particulier, la séance au cours de laquelle fut exécuté, en présence de M. José Pardo, président de la République, un tir de projectiles chargés à «schneidérite», l'explosif spécial de l'artillerie du Creusot: après un tir de réglage préalable destiné à rechercher la hausse exacte du but, le feu fut ouvert à 1.000 mètres sur une maison abandonnée, solidement construite en briques, que neuf obus suffirent à démolir presque en entier, démontrant ainsi à la fois la justesse du tir de la pièce et la puissance de l'explosif employé.

Ces nombreuses épreuves, des plus concluantes, ont eu également un retentissement considérable dans l'opinion et ont démontré une fois de plus l'excellence des canons fabriqués en France, que leurs qualités maîtresses, solidité et facilité d'emploi de l'arme, rapidité et précision du tir, ont placés à la tête des matériels actuellement en service dans les armées européennes.