Un «Santos-Dumont» américain.
Un nouveau ballon dirigeable a fait, le 20 août dernier, ses débuts à New-York. Il a été construit sous les auspices, avec le concours d'un journal de là-bas, le New-York American, par M. A. Roy-Knabenshue, qui l'a piloté dans les airs. Il rappelle étonnamment--à s'y méprendre--les Santos-Dumont que nous vîmes évoluer à différentes reprises, avec des succès différents, au-dessus de Paris, de Monte-Carlo ou de Trouville: même enveloppe en forme de fuseau et, surtout, même poutre armée à section triangulaire; enfin, comme le dernier, celui de Trouville, hélice à l'avant.
La grande nouveauté que présenta l'American's, ce fut, à sa seconde ascension, le 23 août. Car, ce jour-là, l'aéronaute emportait avec lui cent chèques, variant de 1 à 100 dollars, qu'il lança, du haut des airs, aux badauds qui suivaient ses évolutions. «Tenez les yeux aux ciel et ramassez un des chèques», disait une proclamation, dans le style de Mangin, publiée le matin par notre confrère américain.
D'après le New-York American, 100.000 personnes avaient suivi la première ascension; toute la ville de New-York s'intéressa, le jour de la seconde, aux évolutions du ballon, avec passion, au point que les «affaires étaient abandonnées». On le croit sans peine. Ce détail, même mis à part, il semble, à en lire les comptes rendus, que les deux ascensions ont donné d'excellents résultats, l'American's est demeuré le premier jour cinquante-quatre minutes en l'air; le second, un peu plus d'une demi-heure. Et il est revenu chaque fois sans dommage à bon port.
UN «SANTOS-DUMONT» AMÉRICAIN.--
L'ascension de M. A. Roy-Knabenshue, le 20 août, à New-York.
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Chaloupe de la commission sanitaire, visitant les péniches des mariniers sur la Sprée. | Pavillon d'observation des malades à Koepenick, près de Berlin. |
LE CHOLÉRA EN ALLEMAGNE.
--Les précautions sanitaires à Berlin.