L'aérifère goulas

Cet ustensile consiste en un système à crémaillère s'adaptant à toutes les fenêtres, ainsi qu'aux portes de balcons à ferrure crémone, et permettant de les maintenir entr'ouvertes à volonté pour aérer les appartements, sans crainte qu'un malencontreux coup de vent vienne les ouvrir ou les fermer brusquement, en provoquant, par cela même, un désastre quelconque: carreaux cassés, rideaux déchirés, potiches renversées.

Tout le monde sait qu'un certain nombre de maladies s'entretiennent ou prennent naissance dans l'air vicié, chargé de vapeurs méphitiques qui s'agglomèrent dans des proportions considérables à l'intérieur des habitations tant par la respiration que par tout foyer de combustion, éclairage ou chauffage, etc.

Il convient donc de remédier à ce grave inconvénient en renouvelant l'air pur qui est l'agent principal de la santé. De nos jours l'importance accordée à l'air fréquemment renouvelé est tellement considérable qu'on n'hésite pas à lui attribuer la guérison des tuberculeux à qui les médecins recommandent de conserver leurs fenêtres ouvertes jour et nuit.

On obtient ce résultat par un moyen simple et d'une façon constante en toute saison à l'aide d'un appareil approprié à cet usage et nommé Aérifère, tel que le représente le dessin ci-contre (fig. 1).

Cet appareil, avons-nous dit, est à crémaillère; c'est-à-dire muni de crans permettant de régler l'ouverture suivant les besoins. Ainsi, lorsqu'il est posé seulement au premier cran dans la gâche, la fenêtre est à peine entr'ouverte, mais laisse le passage de l'air en haut et en bas, ce qui constitue une sorte de ventilateur; l'air pur entrant par le bas chasse l'air vicié par le haut. En posant l'Aérifère aux crans plus éloignés, on obtient forcément une plus grande ventilation.

Par son utilité, la sécurité qu'il offre et la modicité de son prix, la place de l'Aérifère est marquée partout, aussi bien dans les appartements privés que dans les salons, salles de réception, etc. Il est surtout indispensable dans les chambres à coucher en toute saison, mais principalement pour les nuits d'été. Cet appareil s'adapte très facilement au moyen de trois vis et se place à une vingtaine de centimètres au-dessus de la poignée de crémone ou quelques centimètres au-dessous. On commence par placer la crémaillère sur le battant du ventail gauche de la fenêtre que l'on tient fermée, on la pose avec la vis à environ un centimètre et demi, du bord (voir la fig. 2), sans oublier de placer la petite rondelle de fer entre le bois de la fenêtre et la crémaillère, afin que le roulement ait lieu fer sur fer, sans détériorer le bois. Après cette première pose, on entr'ouvre la fenêtre, on relève la crémaillère horizontalement et l'un présente la gâche à cheval sur la ferrure de la crémone pour tracer la place des vis qui doivent la maintenir après avoir posé la crémaillère pour s'assurer du niveau.

Le prix de l'Aérifère est de 2 francs chez M. A. Genty, à Pocé (Indre-et-Loire).

Note du transcripteur: ce supplément ne nous a pas été fourni.