M. STANCIOF

ET LES PRINCES BULGARES

M. Stanciof, le distingué ministre de Bulgarie en France, qui avait, dès le début de la guerre, quitté son poste pour aller remplir ses fonctions de lieutenant dans un régiment de la garde, tandis que Mme Stanciof, avec la plus vaillante abnégation, prenait rang comme infirmière dans la mission française de la Croix-Rouge, est rentré ces derniers jours à Paris où il a eu, aussitôt arrivé, une longue conversation avec M. Poincaré.

M. Dimitri Stanciof,
ministre de Bulgarie à Paris.

Lors de la prise de Salonique, M. Stanciof se trouvait, avec les deux jeunes princes bulgares, Boris et Cyrille, auprès du général Théodorof, dont la colonne dispersa les dernières troupes turques réunies sur les hauteurs au nord de la ville, tandis que le diadoque recevait les offres de capitulation. Les rapports bulgares qui ont si vivement discuté les rapports grecs sur la prise de Salonique affirment que ce fut seulement en qualité d'aîné que le prince royal grec fit son entrée solennelle dans la ville avant le prince royal bulgare. Mais il suffit de se rappeler la vivacité de la controverse qui s'éleva, dès lors, entre les commandements des deux armées alliées pour être persuadés que, en ces circonstances, la présence auprès de ses princes, de l'habile diplomate qu'est M. Stanciof ne fut pas inutile en attendant que tous les incidents nés de l'occupation simultanée eussent été aplanis au cours de l'entrevue récente du roi Georges et du roi Ferdinand dans la ville contestée. Au lendemain du départ du souverain bulgare, les princes Boris et Cyrille ont eux-mêmes quitté Salonique pour Sofia.

Ajoutons que M. Dimitri Stanciof, après avoir fait toute la campagne de Macédoine, a reçu la croix militaire de la Bravoure pour faits de guerre.