II

Le premier article de notre confrère M. Paul Scott Mowrer sur son audacieuse chevauchée à travers l'Albanie, que nous avons publié dans notre numéro du 29 mars, nous conduisait jusqu'à Kyouksi «haut perché», qui lui apparut comme le type même du village albanais, amas d'une vingtaine de maisons, habitées par une population ignorante, orgueilleuse, insoumise à toute autorité. M. Paul Scott Mowrer et son compagnon d'aventures, le professeur Constantin Stéphanof, ne firent dans cette bourgade peu hospitalière qu'une courte halte et repartirent le lendemain de leur arrivée vers Elbassan. Les chemins leur furent à peine plus cléments que ne l'avait été celui d'Okrida à Kyouksi et le temps demeura déplorable. Aussi fut-ce avec une joie véritable qu'ils saluèrent le but vers lequel ils tendaient,--par une belle roule dallée sur les derniers kilomètres. Il s'annonça soudain, après dix heures de marche par la neige et la pluie, sous de réconfortants augures: