SCÈNE III

Une autre partie de la plaine de Blackheath.

Alarmes. Les deux partis entrent et combattent: les DEUX STAFFORD sont tués.

CADE.--Où est Dick, le boucher d'Ashford?

DICK.--Me voilà, monsieur.

CADE.--Ils tombaient devant toi comme des boeufs et des brebis, et tu y allais comme si tu avais été dans ta boucherie. Voici donc ta récompense: le carême sera deux fois aussi long qu'il l'est à présent; et d'ici à cent ans moins un, tu auras tout ce temps-là le privilége exclusif de tuer.

DICK.--Je n'en demande pas davantage.

CADE.--Et pour dire vrai, tu ne mérites pas moins, je veux porter ce monument de ma victoire [20], et les corps seront traînés aux jarrets de mon cheval jusqu'à ce que j'arrive à Londres, où nous ferons porter devant nous l'épée du maire.

Note 20:[ (retour) ] Cade, après cette bataille, se revêtit en effet de l'armure de Stafford.

UN CHEF DU PEUPLE.--Si nous voulons prospérer et faire le bien, forçons les portes des prisons, et délivrons les prisonniers.

CADE.--Ah! n'aie pas peur, tu peux y compter. Allons, marchons sur Londres.

(Ils sortent.)