VIII
Nouvelles notes de voyage. — Carlsruhe et le Hartwald. — Un pâtre musicien. — Tarif des voitures. — Une brasserie. — Les propos de table. — La grammaire en hors-d’œuvre. — Prodigieux effet causé par un nom. — Quadruple consultation. — Les verlobtes.
Quand on visite Carlsruhe, non plus en courant, effaré, du débarcadère au parc, du parc à la Légation de France, de la Légation au Théâtre, mais en touriste consciencieux et calme, on se demande quel temps il a fallu à ce petit peuple, si lent au travail, si compassé dans ses mouvements, si ami de ses aises, pour construire cette longue suite d’hôtels et de palais qui composent la plus élégante, la plus symétrique, la plus monumentale comme la plus jeune de toutes les capitales de l’Europe.
La ville est bâtie en forme d’éventail, dont chaque rayon aboutit au palais ducal, qui en représente le manche, le pivot; et si le prince ordonnait aux habitants de se tenir, à une heure convenue, sur le pas de leurs portes ou à leurs fenêtres, il pourrait, du haut de son balcon, faire le recensement de toute la population à l’aide d’une longue-vue. Peut-être une bonne lorgnette de spectacle y suffirait-elle.
La forêt qui cercle Carlsruhe du côté de l’est, le Hartwald, continue, avec une régularité parfaite, les rayonnements de l’éventail.... J’étais en plein Hartwald....
Depuis une heure, je m’efforçais d’admirer, lorsque les sons d’un instrument étrange, inconnu, tenant du hautbois et du clairon, vinrent frapper mon oreille. Dans une grande prairie, où paissait un troupeau de moutons, je vis un vieux pâtre s’exerçant sur une espèce de cornet à piston, d’un tuyautage assez compliqué. Adossé contre un arbre, il avait fixé sur un buisson de ronces son papier de musique. Je crus d’abord à de la mendicité en ré mineur; nous autres Parisiens, nous sommes si souvent exposés à voir notre bourse couchée en joue par des instrumentistes! (Je ne parle pas de ceux qui donnent des concerts à dix francs le billet.) Rien de semblable pour celui-ci. Dès qu’il me vit approcher de lui, l’artiste redevint pâtre tout à coup. Il se tut, siffla ses chiens et rejoignit son troupeau.
La rencontre du vieux pâtre fut ce qui me charma le plus dans cette froide et belle forêt si bien alignée.
Au milieu de ces immenses et noirs massifs de sapins, de chênes séculaires, de ces avenues ombreuses, étendant devant moi leur ligne droite à perte de vue, je ne sais pourquoi je fus saisi tout à coup d’un vif désir de me trouver entre quatre murs, à huis clos, et un livre à la main. Un journal venant de France, de cette France d’où je commençais à me regarder comme exilé, m’aurait affriandé surtout. J’invitai mon cocher à rebrousser chemin. Vous l’ai-je dit? c’est dans une voiture de place, et au trot de deux petits poneys gris pommelé que je contemplais les austères et fastidieuses beautés du Hartwald.
J’ordonnai donc à mon cocher de me descendre dans un café de la ville où je pusse trouver un journal français.
Si j’en puis juger par moi-même, il y a ainsi des instants où notre regard est avide de s’arrêter sur des caractères d’imprimerie, quels que soient leur signification et le genre de l’ouvrage qu’ils interprètent. Fût-ce le journal des coiffeurs ou même un abécédaire pour les enfants, il nous faut y jeter les yeux. Que demandons-nous à cette lecture si peu attrayante? Je ne sais! peut-être une phrase, un mot, pris au hasard, qui remette en mouvement une des séries de nos idées engourdies, une distraction, un ennui qui nous repose d’un autre ennui.
Quoi qu’il en soit, chemin faisant, mon impatience, ma frénésie de lecture devint telle, que je m’emparai d’une pancarte suspendue dans la voiture. C’était le tarif des prix, soit à la course, soit à l’heure, avec la traduction française en regard du texte allemand. Faute de mieux, je m’en contentai; je lus mon tarif des voitures avec attention, et, le dirai-je? avec intérêt et profit. Il m’aida d’abord à régler mes relations avec mon cocher; faute d’y voir clair, j’aurais pu être prodigue envers lui, ce qui ne me convenait nullement, vu l’état présent de mes finances; j’y pus ensuite étudier la valeur des monnaies, en comparant entre eux le florin, le demi-florin et les kreutzers de l’Allemagne, équilibrés avec nos francs et nos centimes. Étude importante et dont je n’eus qu’à m’applaudir. Bien plus, grâce à la traduction française, dans ce même tarif, je pris ma première leçon de langue allemande. Enfin, il posa pour moi comme la base d’une statistique curieuse, d’un parallèle philosophique entre les deux villes de Carlsruhe et de Paris. A Paris, le prix des voitures change et augmente de minuit et demi à six heures du matin; à Carlsruhe, c’est à partir de neuf heures et demie du soir que le cocher a droit à sa haute paye. N’y a-t-il pas là, contenue entre deux chiffres, toute l’histoire morale des deux capitales?
Au-dessous de cette partie officielle et sérieuse de mon tarif se trouvait la partie comique, dans cet appendice y accolé en manière de note finale:
«A partir du mois d’avril au mois d’octobre (vous croyez qu’il ne s’agit que de la saison d’été?), et du mois d’octobre au mois d’avril, ajoute naïvement la pancarte, mêmes prix.»
Que de choses peuvent se trouver dans un tarif de voiture!
Mes deux poneys s’étaient arrêtés devant une vaste maison, toute décorée à son entrée d’arbustes en caisse; je descendis. J’étais non dans un café, mais dans une brasserie. Les cafés sont rares à Carlsruhe, à ce qu’il paraît. J’appelai un garçon, qui accourut aussitôt armé d’une chope de bière.
«Savez-vous le français? lui demandai-je.
—Ia, meinherr.
—Avez-vous ici des journaux français?
—Ia, meinherr.
—Apportez-m’en un, n’importe lequel.
—Ia, meinherr.»
Le journal ne venant pas assez vite au gré de mon impatience, j’appelai de nouveau le garçon, le même, celui qui savait le français; il m’apporta une seconde chope de bière, que je refusai.
«C’est le journal que je demande, lui dis-je; je suis pressé; procurez-le-moi tout de suite.
—Ia, meinherr.» Il s’éloigna, et je ne le revis plus.
Il paraît qu’il ne savait de français que ces deux mots: ia meinherr.
Forcé de renoncer à mon journal, je me mis à observer ce qui se passait autour de moi. Pendant mon séjour à Carlsruhe il m’est arrivé, soit comme curieux, soit comme consommateur, je le dis sans honte, de visiter des brasseries et même des cabarets fréquentés par le menu peuple. Selon moi, on a fait aux Allemands une réputation d’ivrognerie peu méritée. Pour ma part, je n’en ai pas rencontré un seul flageolant sur ses jambes.
Dans le grand-duché l’ivresse est punie de la prison, et, par une loi quelque peu draconienne, avec l’ivrogne on enferme le cabaretier qui lui a fourni trop abondamment de quoi tomber en faute. Si cette loi est applicable, elle tend à confirmer ce que j’avance.
A Carlsruhe, le peuple ne boit guère que de la bière. L’absorption de la bière constitue plutôt le buveur que l’ivrogne proprement dit. Il est vrai que les buveurs de vin (j’ai pu vérifier le fait à ma table d’hôte) le boivent pur, repoussant avec horreur son mélange adultère avec l’eau. Ont-ils tort? Ceci demande une explication.
Chaque convive a deux verres posés devant lui: un grand pour l’eau, un petit pour le vin; et il boit alternativement à l’un et à l’autre; excellente habitude, qui satisfait au goût sans nuire à la santé. J’ai essayé de ce système, et le crois bon. Qu’importe, en effet, pour la raison d’hygiène, que le confluent des deux liquides ait lieu dans la bouche ou dans l’estomac?
Les brasseries badoises sont presque toujours en plein air, avec abris pour les buveurs en cas de mauvais temps; dans plusieurs il y a bal chaque soir. Le plein air leur est indispensable pour éviter les inconvénients qui pourraient résulter de tant de pipes flambantes à la fois.
Si l’Allemagne n’est pas le pays des ivrognes, elle est celui des fumeurs. La figure d’un Allemand se compose invariablement de deux yeux, d’un nez, d’une bouche et d’une pipe. La pipe y paraît être à poste fixe, tout aussi bien que les autres organes naturels.
La brasserie où je me suis arrêté est une des plus renommées de Carlsruhe. Au milieu des bourgeois, des étudiants, des ouvriers, des soldats, attablés pêle-mêle, j’y ai vu de belles dames, avec plumes et dentelles sur leur grand chapeau de paille, venir y boire leur chope de bière, sans être même sous la protection d’un cavalier. Cette dernière circonstance surtout m’a beaucoup étonné; mais ce qui m’a plus étonné encore, c’est qu’autour de moi chacun s’étonnait de mon étonnement.
Peut-être ne suis-je pas encore apte à distinguer une belle dame allemande d’une grisette endimanchée.
A une heure de relevée, heure invariable du dîner en tout pays badois, je me mis en route pour le logis avec un certain sentiment de satisfaction, dans lequel l’appétit n’avait pas la plus large part. Non-seulement je commençais à m’intéresser vivement à Thérèse, mais aussi aux habitués de la maison, compagnons de table fort agréables, pleins de prévenances pour moi. Je n’avais qu’un reproche à leur faire: ils poussaient trop loin l’amour de la langue française. Leurs discussions grammaticales interrompaient parfois le repas d’une façon fâcheuse.
De même qu’il y a un genre de conversation pour les salons, il en existe un pour la table. A table, après un premier quart d’heure de recueillement et de silence, quart d’heure indispensable pour la saine appréciation des choses, et la mise en train de l’organe appelé à fonctionner, quand la causerie s’engage, il est bon de ne mettre en avant que des propos tempérés, plaisants sans excès, ne provoquant ni l’émotion, ni même une attention soutenue; quelques brèves anecdotes au dessert, un peu de science au sujet des vins, des fruits, sur leur origine et leur conservation; tel est à peu près, sauf les cas extraordinaires, tout ce que j’admets. Ce genre de conversation, purement hygiénique, distrait sans préoccuper et devient presque un digestif utile.
En fait de propos de table, je proscris ceux de Martin Luther, malgré ses quolibets; il y parle trop de Dieu et du diable; je leur préfère ceux de Plutarque, quoique dans le chapitre de l’œuf et de la poule il tourne aux systèmes philosophiques. La philosophie, la religion, la politique et la morale, dont je fais d’ailleurs grand cas, sont déplacées à table; mais non moins qu’elles, je le déclare, la règle des participes français et autres aménités littéraires. Je l’ai dit, c’était là une des spécialités de la maison Lebel.
Quand j’y arrivai, j’étais de dix minutes en retard: le potage était enlevé; on en était déjà à la grammaire, en guise de hors-d’œuvre.
«Monsieur Canaple, me dit un des convives en m’interpellant aussitôt par mon nom (car depuis que je l’avais apposé sur le grand registre il était à l’ordre du jour dans la maison), monsieur Canaple, doit-on écrire cuiller avec un e ou sans e?
—Monsieur Canaple, me dit un autre, sans me donner plus que le premier le temps de prendre place et de déplier ma serviette, doit-on dire caparace ou carapace? Caparace, n’est-ce pas? On dit caparaçon.» Puis un troisième, un Badois celui-là:
«Doit-on mouiller les ll dans le mot baïonnette?
—On doit boire frais et manger chaud, répondis-je avec assez de présence d’esprit; et je fis revenir le potage. Pardon, messieurs, ajoutai-je, pour m’excuser de la brusquerie de ma réponse, mais je crois les conversations sérieuses bonnes seulement post prandium; sans quoi on ne sait ce qu’on mange et on ne sait pas toujours ce qu’on dit. J’ai déjà, en route, en déjeunant à Strasbourg, assisté à une leçon de géographie, leçon très-peu pédantesque, je l’affirme, et cependant j’ai mal déjeuné.
—Quel était le professeur? me demanda un Allemand, du ton d’un homme à qui pas un professeur de géographie n’est inconnu.
—Le professeur, répondis-je en souriant, était un certain Brascassin....»
Je n’achevai pas ma phrase. A ce nom de Brascassin, il se fit autour de la table comme un mouvement électrique; tous les regards se dirigèrent vers Thérèse, qui, pour déguiser son trouble, enleva le rôti placé devant elle, quoiqu’on n’eût pas encore touché aux entrées, et se mit à le découper menu, menu, avec une vivacité fébrile, convulsive, peu en rapport avec les sages ordonnances de l’Ecuyer tranchant. Durant le reste du repas le nom de Brascassin ne fut plus prononcé, et les questions grammaticales reprirent leur cours, sans opposition de ma part; mais j’avais hâte de connaître le mot de cette énigme!
Quand on se fut levé de table, quand il ne restait dans la salle que deux Belges et un Badois qui discutaient pour savoir si on devait dire saigner du nez, saigner au nez, ou saigner par le nez, je me glissai dans le petit salon, y croyant rencontrer Thérèse. Elle n’y était plus.
En l’attendant, je me mis à feuilleter curieusement le registre des voyageurs. Qu’y cherchais-je?... J’y cherchais Brascassin. Je ne tardai pas à l’y trouver. Remontant à l’année précédente, j’y vis la signature de Brascassin en mars et avril; à la date de juillet et de septembre, Brascassin! en octobre, encore Brascassin! même en décembre, au cœur de l’hiver, Brascassin, deux fois!
Décidément mon grand mystificateur d’Épernay et de Strasbourg était un des habitués les plus assidus de la maison Lebel, de Carlsruhe. Malgré la grande émotion de Thérèse à ce nom, je n’en préjugeai rien encore contre sa vertu. Sur ce point, je ne voulais devoir les éclaircissements qu’à elle-même. Mais Thérèse ne revenait pas. J’interrogeai un des gens de la maison. Elle était sortie et ne devait rentrer que tard.
Vers les six heures du soir, me promenant dans le petit bois appelé bois des Chênes, je vis sur le lac en miniature, situé à l’une de ses extrémités, quatre individus qui regagnaient la rive, après avoir inutilement essayé de faire mouvoir l’unique batelet qui se prélasse dans ses eaux. C’étaient justement ceux de nos convives pour lesquels je me sentais le plus de sympathie. Je continuai ma promenade avec eux, crochant tour à tour le bras de l’un et le bras de l’autre, et je parvins ainsi à les interroger tous quatre en particulier sur le sujet qui me préoccupait depuis l’heure du dîner. Chacun d’eux m’affirma connaître parfaitement Brascassin, et pouvoir sciemment me renseigner sur lui.
Voici le résumé de cette quadruple consultation:
1er RENSEIGNEMENT: Brascassin, ancien élève de l’École polytechnique, est un homme fort instruit et d’un caractère grave.
2e RENSEIGNEMENT: Brascassin est un marchand de vins, bon vivant, aujourd’hui associé à une maison d’Épernay. Il est poëte, mais dans l’intérêt de son négoce. Il fait des chansons à boire.
3e RENSEIGNEMENT: Brascassin, spéculateur malheureux, a été exécuté à la Bourse de Paris, et s’est vu contraint de se réfugier d’abord en Belgique, puis dans les États de Bade, où le jeu lui a été favorable.
4e ET DERNIER RENSEIGNEMENT: Brascassin n’est allé en Belgique qu’en qualité de démagogue furieux. Il fait partie de toutes les sociétés secrètes, françaises et italiennes; entre autres de celle de la Pure Vérité, une des branches de la Marianne. S’il a pu rentrer en France, c’est qu’il est affilié à la police.
Je ne me sentais pas encore assez éclairé. Je posai à mes aréopagistes cette dernière question: «Pourquoi Brascassin fréquente-t-il avec tant d’assiduité la maison Lebel?»
Tous quatre, unanimes cette fois, répondirent: «C’est que notre hôtesse est jeune et jolie, et que Brascassin lui a fourni les fonds nécessaires à l’achat de la maison.»
Je compris, ou crus comprendre alors la valeur des réticences du père Ferrière à l’égard de sa fille, et cessai d’interroger. Thérèse n’était plus digne de mon estime, par conséquent de mon intérêt.
Heureusement, une scène assez curieuse vint me distraire de ces pensées moroses.
La soirée était magnifique; au-dessus de notre tête, dans un beau ciel bleu, s’épanouissait une bonne grosse lune allemande; près de nous passaient, se tenant par la main, de jeunes couples d’amoureux: ceux-ci, la tête baissée, semblaient prendre plaisir à rêver à deux, et peut-être à s’oublier, pour avoir le plaisir de se retrouver réunis et les doigts entrelacés; ceux-là, moins silencieux, caquetaient, riaient, appuyés l’un sur l’autre de l’épaule et de la tête, et ne se gênaient pas pour se faire face de temps en temps.
«La lune est indiscrète ce soir, dis-je.
—Oh! nos amoureux, ici, ne redoutent guère plus le soleil que la lune, me fut-il répondu; ils y vont franchement, en plein jour comme en pleine rue, et personne ne songe à s’en offusquer.
—Cela ne prouve nullement en faveur de la moralité du pays.
—Pourquoi? puisqu’ils sont verlobtes.
—Verlobtes! qu’est-ce que cela?
—Cela signifie quelque chose comme votre mot fiancés, en France; mais l’usage, en Allemagne, lui donne une valeur tout autre. Une fois verlobtes, nos amoureux débutent par se tutoyer; il leur est permis d’aller seuls errer à leur aise à travers la ville, et même sous l’épaisseur des bois. Aucun danger ne menace la jeune fille; l’honneur allemand la protége.»
Je songeai alors à Perrette et au grand garçon qui l’avait aidée à tirer son chariot. Peut-être, dans ma pensée, avais-je porté contre eux un jugement trop sévère; peut-être en était-il de même pour Thérèse....
«Dans ce pays, poursuivit mon interlocuteur, les fiançailles, tout aussi bien qu’en Chine, sont prises au sérieux; la jeune fille qui perd son verlobte devient une veuve. Malheur à elle si elle songe à le remplacer trop promptement; la déconsidération publique l’atteindra bientôt; elle risque même de n’épouser qu’un mort, si l’on en croit l’histoire de Bettina, d’Ettlingen, histoire récente, qu’on prendrait pour une légende ou un fabliau du treizième siècle.»
A ce mot: légende, j’avais fait le mouvement d’un chien braque tombant en arrêt devant le gibier.
Le ciel s’était parsemé de quelques nuages fauves, derrière lesquels la bonne grosse lune allemande, amortissant son éclat, avait pris tout à coup des teintes dorées de choucroute; le feuillage léger des arbres semblait s’être épaissi, et à travers ces demi-ténèbres les couples amoureux, moins distincts, figuraient des ombres errantes au milieu d’un élysée quelconque.
Le moment était favorable aux histoires légendaires. Celle-ci ne se fit pas attendre.