X.
Donna Giulia aggiunse, se non proprio le «due righe», «una riga», che è questa:
«Caro Pagani, accettate una riga anche da me. Vorrei potervi persuadere che non posso nè stimare nè apprezzare persona più di voi. Non iscrivo leggermente, nè per modo di dire: accettate dunque questi miei sentimenti.
La nostra prolungata lontananza dall'Italia cambia molte circostanze; ma io amerò sempre il primo e vero amico del mio Alessandro, e mi dispongo a consacrare la mia vita a quella che sarà la compagna del mio Alessandro e la madre de' suoi figli.
Addio, ottimo giovane e buon amico: vi scriveremo dalla Svizzera. Se mai andate a Milano quando Zinamini sarà di ritorno, vogliate visitare quella tomba sacra: un vostro puro vale sarà aggradito da Lui, sarà accetto dal mio povero cuore. Non crediate ch'io faccia ad altri questa preghiera».
Era dunque deciso, e autorevolmente, che Alessandro dovesse vincere l'antica sua ripugnanza al matrimonio: antica e, a sentir lui, forte ripugnanza; «aversion», scriveva con nuova ingenuità al Fauriel il 19 marzo 1807, «que le spectacle affreux de la corruption de mon pays avait fait naître, et que la part que je prenais un peu (et voilà ma honte) à cette corruption n'avait fait qu'augmenter». Ripensarono per un momento alla fanciulla da lui conosciuta nel 1801; ma, ohimè!, trovarono ch'era oramai maritata! Il Manzoni stesso così narra il comico episodio, nella lettera or ricordata, del 19 marzo 1807, da Genova, al Fauriel:
«Je vous ai peut-être déjà conté que j'eus dans mon adolescence une très-forte et très-pure passion pour une jeune fille, habitu et vultu adeo modesto, adeo venusto ut nihil supra; passion qui a peut-être épuisé les forces de mon âme pour de semblables émotions. Eh bien! elle est a Gênes, et je l'ai vue. Ma mère, qui avait fondé l'espérance de toute sa vie sur notre union et qui ne la connaissait pas personnellement, l'a vue, et en a été très agitée, car elle est mariée! Ce qui me donne un peu de torture, c'est la pensée que c'est un peu de ma faute que je l'ai perdue, et qu'elle croyait que c'était tout-à-fait ma faute..... Ses parents avaient très-mal agi avec moi, jusqu'à me torcer a m'éloigner de la maison pour conserver ma dignité, et elle a cru que je cessais de la voir par indifférence; mais ma faute a été de ne pas me rapprocher d'elle quand je le pouvais honorablement; mais alors il ne me restali pour elle qu'une profonde vénération que j'aurai toujours».
Alessandro Manzoni al tempo delle nozze.
Miniatura eseguita a Parigi nel 1808.
Il Fauriel, preoccupato delle possibili conseguenze del brutto caso, si diede a consolare il giovane amico, se non altro per quel peu de torture che non aveva saputo nascondere; ma Alessandro lo rassicura, nella lettera dell'8 aprile:
«Au fond, je me trouve bon enfant; et je suis sûr de n'avoir jamais eu un sentiment méprisable. Il faut donc que je vous dise que toutes les belles consolations que vous me donnez à propos de ma passion sont perdues, car je ne me sens pas une forte douleur d'être éloigné de l'angélique Luigina. J'ai repris à son égard les sentiments de vénération, de dévotion, ai je puis m'exprimer comme ça; et ce sentiment est plutôt doux que cuisant. Je ne sais pas même s'il serait plus honorable de souffrir, mais je trouverais indigne de vous en imposer».
Rimesso così il cuore in pace, nell'autunno era più che pronto e disposto ad ospitarvi quella quale che fosse degna compagna, che la madre gli desiderava e ricercava. Nell'ottobre riscrive al Fauriel:
«J'ai une confidence à vous faire: j'ai vu cette jeune personne dont je vous ai parlé, a Milan: je l'ai trouvée très gentille: ma mère qui a parlé avec elle aussi, et plus que moi, la trouve d'un coeur excellent; elle ne songe qu'à son ménage et au bonheur de ses parents qui l'adorent; enfin les sentiments de famille l'occupent toute entière (et je vous dis a l'oreille que c'est peut-être la seule ici). Il y a pour moi un autre avantage qui en est réellement un dans ce pays, au moins pour moi, c'est qu'elle n'est pas noble: et vous savez par coeur le poëme de Parini. Elle est de plus protestante. Enfin, c'est un trésor. Et il me parait enfin que bientôt nous serons trois à vous désirer. Jusqu'à présent la chose n'est pas du tout décidée, et elle-même n'en sait rien. Je crois que je serais en devoir de le faire savoir quand ce sera fait à cet homme estimable dont j'espérais avoir l'alliance[18]. Ainsi faites-moi le plaisir de me donner votre avis là-dessus. Jusqu'à présent c'est très secret.... Ma mère m'interrompt en me disant de vous écrire que la petite dont je vous parlais, parle toujours le français, qu'elle a 16 ans, et qu'elle est simple et sans prétentions. Vous voilà au fait de tout».
La fanciulla gentile che aveva con la sua bontà e la sua modestia saputo attrarre su di sè gli occhi amorevoli di donna Giulia, e per essi quelli di Alessandro, era figliuola del banchiere ginevrino Blondel, nata a Casirate l'11 luglio del 1791. Si chiamava Enrichetta Luigia. E suo padre nel 1804 aveva comperato la casa degli Imbonati in via Marino, sulla cui area nel 1876 poi sorse il teatro che ha il nome del Manzoni. Le nozze avvennero, tra l'assordante ronzío di pettegolezzi vecchi e nuovi, in Milano, il 6 febbraio 1808, benedette dal pastore evangelico G. Gaspare Orelli.
Enrichetta Blondel al tempo delle nozze.
Miniatura eseguita a Parigi nel 1808.
Pochi giorni prima, il 27 gennaio, così Alessandro informava il Fauriel di quanto era per accadere:
«Je vous dirai donc que mon épouse a seize ans, un caractère très doux, un sens très droit, un très grand attachement a ses parents, et qu'elle me paraît avoir un peu de bonté.—Pour ma mère elle a une tendresse si vive et mêlée de respect, qu'elle tient vraiment du sentiment filial; aussi ne l'appelle-t-elle jamais qu'avec le nom de maman.—Vous trouverez sans doute que je suis allé un peu vite, mais après l'avoir vraiment connue, j'ai cru tous le retards inutiles; sa famille est des plus respectables pour l'amitié qui y règne et pour la modestie, la bonté, et tous les bons sentiments.—Enfin je ne doute pas de faire mon bonheur et celui de ma mère, sans lequel il n'y en peut avoir pour moi...... Les prêtres ne veulent pas bénir mon mariage à cause de la différence de religion, et cela donnera encore matière à tant de propos, que nous supporterons jusqu'à ce qu'ils aient commencé a nous ennuyer. Enfin ne vous étonnez pas si nous retournons a Paris avec vous».
E a Parigi difatto tornarono, e vi si stabilirono. Ma colà, il 15 febbraio del 1810, nella cappella privata del conte Marescalchi, ministro degli Affari Esteri del Regno d'Italia, l'abate Costaz, parroco della Maddalena, riconsacrò col rito cattolico l'unione del futuro cantore degl'Inni sacri con la mite Enrichetta, di protestante divenuta cattolica fervente. Il Manzoni—non più brancolante, nella vita, tra l'epicureismo giacobino e volterriano e il paganesimo alfieriano e montiano, e, nell'arte, tra il «furor santo» d'Euterpe e «l'amaro ghigno» di Talia—ritrovava finalmente sè stesso. Oh non l'appassionata e ribelle Giulia Beccaria, pagana ed epicurea, poteva essere la Musa domestica di colui che avrebbe delineate le tenere e leggiadre figure di Ermengarda, d'Antonietta Visconti, di Matilde, di Gertrude, di Lucia! Quella Musa fu invece la donna soave, «la quale insieme con le affezioni coniugali e con la sapienza materna potè serbare un animo verginale». Dolce e pudica creatura, di cui a noi pare di sorprender quasi il suon della voce, quando ascoltiamo le tenerissime parole d'Ermengarda morente:
....Tu eri mio: secura
Nel mio gaudio io tacea; nè tutta mai
Questo labbro pudico osato avrìa
Dirti l'ebbrezza del mio cor segreto.
. . . . . . . . . . . . . . . .
Lascia ch'io ti rimiri, e ch'io mi segga
Qui presso a te: son così stanca! Io voglio
Star presso a te; voglio occultar nel tuo
Grembo la faccia.....
Caro idillio domestico: da cui nasceranno nove fiorenti figliuoli; e gl'Inni, la Morale cattolica, le due tragedie e il Romanzo immortale.
Milano, nel giugno del 1904.