Appendice VIII (pag. 320).

Minuta di Circolare da comunicarsi alle varie Legazioni, preparata da S. E. Don Neri Corsini, e riveduta da S. E. il conte Vittorio Fossombroni.

“Une misure qu'on vient ici d'adopter, quoique bien simple en elle même et n'ayant d'autre bût que d'empêcher que dans quelque branche, où de quelque manière que ce soit, l'on ne puisse pas s'écarter des limites de cette régularité qui caractérise l'administration du Pays, pouvant peut-être d'après les habitudes du tems former pour quelque moment le sujet des propos du public, j'ai cru que Votre Excellence pourrait probablement agréer d'en savoir quelque chose de ma part.

Il existait depuis quelque tems à Florence un journal litéraire et scientifique portant le nom d'Antologia, et paraissant périodiquement par cahiers. Quelques articles de ce journal qui avaient été favorablement accueillis par le public, lui avaient valu quelque réputation, et il avait acquis un certain nombre d'associés même à l'étranger.

Toutefois l'on avait depuis quelque mois [Il Corsini, si noti, aveva scritto TEMS, che il Fossombroni mutò in MOIS] eu lieu de remarquer dans ce journal une certaine tendance à dépasser les bornes de son institution purement scientifique et litéraire, et à se mêler d'objets qu'y devaient rester étrangers, soit par des allusions, soit par des rapprochements entre ce qui paraissait être le sujet de ses écrits et les affaires politiques du jour.

Il est vrai que ce journal ainsi que toute autre espèce d'écrit ne peut ici être imprimé et publié que d'après l'approbation de la Censure: mais comme à l'egard surtout d'un ouvrage periodique il est difficile que quelque fois l'attention du Censeur naturellement surchargé d'occupations ne se trouve pas en défaut, lorsque l'Editeur ou le Directeur du dit ouvrage cherche trop suvent le moyen de l'induire en erreur en voilant si adroitement sa pensée qu'il ne soit pas aisé d'en saisir le veritable sens au premier coup d'oeil, l'on eut soin de rappeller plus spécialement le soin du Reviseur sur ce journal, et surtout de faire entendre à l'Editeur que s'il aimait que sa compilation pût continuer à voir le jour, il devait strictement se renfermer dans les limites qui étaient les conditions naturelles de son existence.

Cet avis n'ayant pas porté l'effet qu'on était en droit d'en attendre, et des écartes bien graves ayant été remarqués dans les derniers numeros qui ont paru du dit journal, l'on a dû sentir qu'il était essentiel de faire cesser un abus qui se trouvait en contradiction avec l'exactitude qui distingue ici, soit les publications periodiques, soit tout ce qui sort des Imprimeries du Pays.

Un ordre qui a été émané depuis quelques jours vient par consequent de supprimer le dit journal de l'Antologia.

Je saisis....„.