Thrène III

Oh! tu m’as dédaigné, ma charmante héritière!

C’était trop peu pour toi que le bien de ton père.

Je le sais, il n’eût pu suffire à ton grand cœur;

Non jamais il n’aurait égalé la vigueur

De ton esprit naissant, ces dons de la nature,

Signes déjà certains de ta vertu future.

Ô paroles, ô jeux, ô gracieux saints,

Que je suis malheureux, je ne vous verrai plus!

Elle a donc déserté la maison paternelle

Pour toujours; ma douleur sera donc éternelle!

Il ne me reste plus qu’à te suivre là-bas,

Si je puis retrouver la trace de tes pas,

Ma fille; oh! dans le ciel je te verrai, j’espère,

Et tu te jetteras dans les bras de ton père.