Diese Abneigung ist übrigens eine rein persönliche gegen diesen armen G., sonst zeigt sich Cornelie nicht unempfindlich; „sie war so liebebedürftig, als irgend ein menschliches Wesen.“[191] Goethe erzählt von einem Liebesverständniß zwischen ihr und einem jungen Engländer, der sich in der Pfeilschen Pension bildete.[192] Er verkehrte viel mit Goethe, trieb Englisch mit ihm und seiner Schwester, für welche er eine leidenschaftliche Neigung faßte und die ihrige gewann. Nach Goethes Bericht entstand dieses Verhältniß, ehe er nach Leipzig fortging, und müßte während der ganzen Zeit seiner Abwesenheit bestanden haben, denn wir sehen hier, wie es im October 1768 endigt; wenn man nicht etwa annehmen will, daß ein zweiter Engländer ihre Neigung gewonnen habe, was wenig wahrscheinlich ist. Allein vielleicht hat auch Goethe nicht chronologisch genau berichtet, wie er denn, und gewiß mit gutem Recht, in der Schilderung der Frankfurter Verhältnisse manches hier erwähnt, was erst in spätere Zeit fällt. Wahrscheinlich hat er den jungen Engländer schon vor seinem Abgang kennen lernen, dessen Neigung zu Cornelie (welche damals 15 Jahr alt war) wird erst später entstanden sein, und Goethe fand das Verhältniß zwischen beiden ausgebildet vor, als er zurückkam.
Im Anfange ihres Tagebuches gesteht sie sich für Grandison besonders deshalb so sehr zu interessiren, weil er ein Engländer ist. „Si je puis croire, qu'il y a encore quelqu'un qui lui ressemble, il faut qu'il soit de cette nation. Je suis extrèmement portée pour ces gens là, ils sont si aimables et si sérieux en même tems, qu'il faut être charmée d'eux.“ Noch am Nachmittag desselben Tages erfolgt ein halbes Geständniß. „Je viens dans ce moment de la table, et je me suis derobée pour Vous entretenir un peu; Vous ne devez rien attendre de prémédité dans ces lettres, c'est le cœur qui parle et non pas l'esprit. Je voudrois bien Vous dire quelque chose, ma chère Cathérine, et cependant j'appréhends ... mais non, Vous me pardonnerez; ne sommes nous pas tous ensemble susceptible de foiblesses? Il y a ici un jeune Anglois, que j'admire beaucoup; ne craignez rien, mon enfant, ce n'est pas de l'amour, c'est une pure estime que je lui porte à cause de ses belles qualités; ce n'est pas ce Milord dont Mlle. Meixner Vous aura parlé sans doute, c'est un import ... st st! il est aussi Anglois, et n'aime-je pas toute la nation à cause de mon seul aimable Harry? Si Vous le vissiez seulement, une physionomie si ouverte et si douce, quoiqu'avec un air spirituel et vif. Ses manières sont si obligeantes et si polies, il a un tour d'esprit admirable; enfin c'est le plus charmant jeune homme que j'ai jamais vu.[193] Et, et ... ah, ma chère, il part dans quinze jours, j'en suis fort affligée quoique ce ne soit pas une douleur pareille à celle quand on aime. J'aurois souhaité de demeurer dans la même ville que lui pour pouvoir lui parler et le voir toujours, je n'aurois jamais eu une autre pensée, le ciel le sait, et il est ... mais j'en serai privée, je ne le reverrai plus. Non, non, je ne puis le quitter tout à fait, j'ai une pensée en tête, qui s'exécutera, il faut que ça soit, oui en verité.“
Dieser Plan ist folgender. Sie hat einen jungen Maler kennen gelernt, welcher aus Paris gekommen ist und die Fertigkeit besitzt, rasch und verstohlen in Gesellschaft die Portraits anwesender Personen zu zeichnen; sie hat sich mit ihm verabredet und denkt am Sonntag eine musikalische Gesellschaft bei sich zu versammeln. „Harry sera invité parce qu'il joue admirablement du violon; et le peintre viendra pour faire une visite à mon frère et agira comme s'il ne savoit pas qu'il y a de la compagnie. On fera alors très bien ses affaires et justement quand le plus aimable des hommes joue sur son instrument — je m'y perds ma chère.“ In dieser Hoffnung ist sie ganz glücklich. „Plus ce jour desiré s'avance,“ schreibt sie am Freitag, „plus mon cœur palpite. Et je le verrai donc! je lui parlerai! mais à quoi ça me sert-il? — Hé bien folle, ne l'auras tu pas puis pour toujours — du moins son image, et que pretends tu de plus? Ah, ma chère, je suis pleine de joie; Vous en aurez une copie, surement Vous ne me donnerez pas tort de l'aimer — Qu'ai je dit? effacerai-je ce mot? non je le laisserai pour Vous faire voir toute ma foiblesse. Condamnez moi. — Aujourdhui je n'écoute que le plaisir, je danse par toute la maison, quoique quelquefois il me vienne une pensée qui me dit de me modérer et qu'il peuvent arriver plusieurs obstacles. Mais je ne l'écoute pas, en m'écriant dabord: Il le faut.“ Am folgenden Tag schickt sie den Bedienten fort, um die Damen einzuladen, ungeduldig erwartet sie seine Rückkehr. „Un rêve qui j'ai eu cette nuit m'inquiète. J'entendis dire une voix: Tu ne le verras plus! — — Ah, ma chère, que ferais-je? le domestique est de retour et les dames ne viennent pas — malheureuse — tout est fini. Mon orgueil est bien puni maintenant. — Il faut que ça soit — j'avois bien sujet de dire ainsi. — Ayez pitié de moi. — Je suis dans un état à faire compassion — il m'est impossible de poursuivre — pardonnez moi toutes ces folies.“ Einige Tage darauf schreibt sie ruhiger: „La fin de ma dernière lettre étoit très confuse, pardonnez le moi, je ne savois ce que je disois et une sorte, de saisissement s'empara alors de mon âme. Je m'étonne quelquefois de moi même, j'ai des passions si fortes, que dabord je suis portée à l'excès; mais ça ne dure pas longtems et c'est là un grand bonheur pour moi, car il n'y auroit pas le moyen d'y subsister. Pour maintenant je suis assez tranquille, espérant que dans cinq jours il y aura encore un dimanche — taisons nous de peur que si nous manquons encore une fois, on aura sujet de se moquer de nos dessins. Vous le feriez surement, n'est ce pas, ma chère? et je le mériterois. S'il part dans cette semaine ... ne donnons point de lieu à une idée si choquante, la seule pensée me fait frémir.“ Aber diese Furcht war gegründet, er reiste wirklich während dieser Tage fort. „Vous attendrez,“ schreibt sie, „surement des exclamations douloureuses, si je Vous dis, que mon aimable Anglois est parti, qu'il est parti sans pouvoir me dire le dernier adieu, que je n'ai pas son portrait, qu'enfin toutes mes mesures ont manqués. — Mais, ma chère, je me comporterai comme il me convient; quoique ça Vous étonnera après ce que je Vous ai déja écrit. - Mon cœur est insensible à tout. — Pas une larme, pas un seul soupir. — Et quelle raison en aurois-je aussi? aucune je pense. — Cependant, ma chère amie, y avoit-il jamais un souhait plus innocent que celui de voir toujours son image? j'avois toujours un extrème plaisir à le regarder, et j'en suis privée maintenant — mais ça ne fait rien — vous voyez toute mon indifférence — l'état de mon âme approche à l'insensibilité.“
Dies ist das einzige Verhältniß, bei welchem von einer wahrhaften Neigung Corneliens die Rede ist, sonst aber verräth sie im Verkehr mit Männern eine eigenthümliche Reizbarkeit, ein Schwanken zwischen spröder Zurückgezogenheit, und dem Wunsche und der geheimen Hoffnung auf sie einen günstigen Eindruck zu machen, worüber sie mit sich selbst nicht im Klaren ist, aber in leidenschaftliche Bewegung und Unruhe geräth. Dies tritt in der folgenden kleinen Begebenheit sehr deutlich hervor.
Mercredi ce 26 Octobre 1 à 2 heures après diné.
„Dans ce moment mon frère est allé voir deux jeunes Seigneurs de qualité, qui viennent de Leipzig, où il a eu connoissance avec eux. Je le priai de me les décrire, ce qu'il a fait avec plaisir. Monsieur de Oldrogg[194] l'ainé, me dit-il, a environ vingt six ans, il est grand, de belle taille, mais son visage a des traits peu flatteurs, il a beaucoup d'esprit, parle peu, mais tout ce qu'il dit, montre la grandeur de son âme et son jugement élevé; il est très agréable en compagnie, pousse la civilisation jusqu'au plus haut bout, supportant avec condescendance les personnes d'un mérite inférieur, enfin il possède toutes les qualités requises pour rendre un cavalier aimable. Son frère aura vingt ans, il a la taille moins haute que l'ainé, mais ses traits sont d'une beauté charmante, comme vous aimez à les voir vous autres filles, il est beaucoup plus vif que l'autre, parle souvent, quoique quelquefois mal à propos, il a le caractère aimable, mélé avec beaucoup de feu ce qui lui va très bien; encore un peu d'étourderie, mais ça ne fait rien. Il suffit à toi de savoir que c'étoient là les cavaliers les plus distingués de toute notre académie. — Je suis charmée de cette description, ne l'êtez Vous pas aussi, ma chère? car je Vous assure que quand mon frère loue quelqu'un il faut qu'il ait beaucoup de mérite.
à six heures du soir.
Il est de retour; pensez, mon enfant, demain ils viendront chez nous; je suis curieux de les voir, mais j'ai honte de me présenter à eux. Voilà une de mes grandes foiblesses, il faut que je l'avoue; Vous connoissez mes pensées là dessus, et Vous me pardonnerez si je rougis en pensant de montrer à des personnes d'un tel mérite une figure si humiliante et si peu digne d'être vue. C'est un désir innocent de plaire, je ne souhaite rien — Ah, ma chère, si Vous voyez les pleurs — non, non je n'en verse pas, ce n'est que — ce n'est rien.