„La morale? Cela t’intéresse? Eh bien, il nous semble, qu’il faudrait chercher la morale non dans la vertu, c’est-à-dire dans la raison, la discipline, les bonnes mœurs, l’honnêteté, – mais plutôt dans le contraire, je veux dire: dans le péché, en s’abandonnant au danger, à ce qui est nuisible, à ce qui nous consume. Il nous semble qu’il est plus moral de se perdre et même de se laisser dépérir que de se conserver. Les grands moralistes n’étaient point des vertueux, mais des aventuriers dans le mal, des vicieux, des grands pécheurs qui nous enseignent à nous incliner chrétiennement devant la misère. Tout ça doit te déplaire beaucoup, n’est-ce pas?“
Er schwieg. Er saß noch immer wie anfangs, die verschlungenen Füße tief unter seinem knisternden Stuhl, vorgeneigt gegen die Liegende im Papierdreispitz, ihr Crayon zwischen den Fingern, und blickte aus Hans Lorenz Castorps blauen Augen von unten in das Zimmer, das leer geworden war. Zerstoben die Gästeschaft. Das Klavier, in der schräg gegenüberliegenden Ecke, tönte nur noch leise und abgebrochen, gespielt mit einer Hand von dem mannheimischen Kranken, an dessen Seite die Lehrerin saß und in einem Notenbuch blätterte, das sie auf den Knien hielt. Als das Gespräch zwischen Hans Castorp und Clawdia Chauchat verstummte, hörte der Pianist vollends zu spielen auf und legte auch die Hand, mit der er die Tasten leicht gerührt hatte, in den Schoß, während Fräulein Engelhart fortfuhr, in ihre Noten zu blicken. Die vier von der Fastnachtsgeselligkeit übriggebliebenen Personen saßen unbeweglich. Die Stille dauerte mehrere Minuten. Langsam neigten sich unter ihrem Druck die Köpfe des Paares am Pianino tiefer und tiefer, der des Mannheimers gegen die Klaviatur hinab, der Fräulein Engelharts auf das Notenheft. Endlich, beide gleichzeitig, wie nach geheimer Verständigung, standen sie vorsichtig auf, und leise, auf den Zehen, indem sie es künstlich vermieden, sich nach der anderen noch belebten Zimmerecke umzusehen, die Köpfe eingezogen und die Arme steif am Leibe, verschwanden der Mannheimer und die Lehrerin miteinander durch das Schreib- und Lesezimmer. „Tout le monde se retire“, sagte Frau Chauchat. „C’étaient les derniers; il se fait tard. Eh bien, la fête de carnaval est finie.“ Und sie hob die Arme, um mit beiden Händen die Papiermütze von ihrem rötlichen Haar zu nehmen, dessen Zopf als Kranz um den Kopf geschlungen war. „Vous connaissez les conséquences, monsieur.“
Aber Hans Castorp verneinte mit geschlossenen Augen, ohne im übrigen seine Stellung zu verändern. Er antwortete:
„Jamais, Clawdia. Jamais je te dirai »vous«, jamais de la vie ni de la mort, wenn man so sagen kann, – man sollte es können. Cette forme de s’adresser à une personne, qui est celle de l’Occident cultivé et de la civilisation humanitaire, me semble fort bourgeoise et pédante. Pourquoi, au fond, de la forme? La forme, c’est la pédanterie elle-même! Tout ce que vous avez fixé à l’égard de la morale, toi et ton compatriote souffrant, – tu veux sérieusement que ça me surprenne? Pour quel sot me prends-tu? Dis donc, qu’est-ce que tu penses de moi?“
„C’est un sujet qui ne donne pas beaucoup à penser. Tu es un petit bonhomme convenable, de bonne famille, d’une tenue appétissante, disciple docile de ses précepteurs et qui retournera bientôt dans les plaines, pour oublier complètement qu’il a jamais parlé en rêve ici et pour aider à rendre son pays grand et puissant par son travail honnête sur le chantier. Voilà ta photographie intime, faite sans appareil. Tu la trouves exacte, j’espère?“
„Il y manque quelques détails que Behrens y a trouvés.“
„Ah, les médecins en trouvent toujours, ils s’y connaissent ...“
„Tu parles comme M. Settembrini. Et ma fièvre? D’où vient-elle?“
„Allons donc, c’est un incident sans conséquence qui passera vite.“
„Non, Clawdia, tu sais bien que ce que tu dis là n’est pas vrai et tu le dis sans conviction, j’en suis sûr. La fièvre de mon corps et le battement de mon cœur harassé et le frissonnement de mes membres, c’est le contraire d’un incident, car ce n’est rien d’autre –“ und sein bleiches Gesicht mit den zuckenden Lippen beugte sich tiefer zu dem ihren – „rien d’autre que mon amour pour toi, oui, cet amour qui m’a saisi à l’instant, où mes yeux t’ont vue, ou, plutôt, que j’ai reconnu, quand je t’ai reconnue toi, – et c’était lui, évidemment, qui m’a mené à cet endroit ...“