[209] Their remarks are characteristic of the attitude adopted towards the reform. They said:—
"L'adoption de cette proposition de M. Chassaing aurait pour effet de créer dans le Budget de 1898 un déficit qu'il ne parait guère possible d'évaluer à moins de 38 millions. Quel qu'il puisse être, dans la situation actuelle, il serait indispensable de le combler et l'on ne pourrait pour cela recourir qu'à des ressources nouvelles. L'auteur de la proposition n'en indique pas. II se borne à demander l'abandon d'une recette sans dire par quoi cet abandon serait compensé. Sera-ce à l'impôt qu'il faudra s'adresser? Mais ce n'est pas seulement d'une diminution de recette qu'il s'agira. On a vu qu'une augmentation de dépense était le corollaire immédiat de la proposition, car plus prompt et plus sensible sera l'effet de la réduction de tarif, plus pressante sera la nécessité d'ouvrir de nouveaux bureaux, de créer de nouveaux courriers, de renforcer le personnel chargé de la manipulation et de la distribution, plus tôt s'imposera l'obligation de réorganiser le service de Paris.
"C'est là une œuvre ou l'initiative et l'intervention du Gouvemement sont nécessaires.
"Mais, en tout cas, et pour ce qui concerne la Commission du Budget de 1898, un abandon de recettes de 21 millions ayant lui-même pour consequence une augmentation de dépense de 17 millions ne lui ont pas paru admissibles."—Rapport portant fixation du Budget générale, Chambre des Députés, 1897, No. 2701, p. 49.
[210] Rapport sur les conditions du Fonctionnement de l'Administration des Postes et des Télégraphes, par A. Millerand, le Ministre du Commerce, de l'Industrie, des Postes, et des Télégraphes, 12 May 1900.
[211] "En tout cas les résultats de l'expérience faite à l'étranger prouvent que l'on peut abaisser la taxe des cartes postales jusqu'à la moitié de celle des lettres simple sans craindre que les cartes fassent concurrence aux lettres et que la généralisation de ce mode de correspondance à prix réduit amène une diminution des revenus de la poste."—M. Millerand, op. cit.
[212] Ibid.
[213] On such packets the rate was 1 centime for each 5 grammes. M. Millerand was of opinion that any rate less than 5 centimes involved a loss to the net revenue. In 1877 it had been estimated that the average cost of dealing with a postal packet (taking all classes into consideration) was 8 centimes: in 1889 it had been estimated at 5.5 centimes. The Budget Commission of 1901 estimated the cost at 4 centimes.—See Rapport portant fixation du Budget générale, Chambre des Députés, 1901, No. 1866.
[214] "C'est tomber dans la banalité de dire que la France n'occupe pas dans le monde, au point de vue du trafic postal, un rang correspondant à l'importance de sa population, de son commerce, de son Industrie, et de sa haute civilisation."—Ibid.
[215] "Depuis de longues années, les chambres de commerce et la Presse toute entière réclaimaient une réforme depuis quelque temps réalisée dans la plupart des pays étrangers. Mais le souci de l'équilibre budgétaire avait toujours fait ajourner la réduction à 10 centimes de la taxe des lettres."—Ibid., Sénat, 1906, No. 477.