Zerasined-douar (Breton cant), potatoes.
Zif, m. See [Solliceur].
Zig, zigue, zigorneau, or zigard, m. (popular), a jolly fellow, a “regular brick;” a friend.
Polyte Chupin lui eût tendu la main comme à un ami ... à un “zig.”—Gaboriau.
Mince! s’écria l’autre, j’me fais rien de belles journées depuis quelque temps. Vous êtes vraiment des zigues, les artisses!—J. Richepin, Braves Gens.
Mon vieux ——, old “cock,” old fellow, “my bloater, my ribstone.” Mes bons zigues, my good fellows, old fellows.
Mes bons zigues, dit le lutteur, inutile de crier ainsi comme la truie de David.—Hector France.
Bon —— d’attaque, a staunch friend. Un —— à la rebiffe, old offender. Quel ——! a splendid chap! a rare un’!
Quel sacré zig, tout de même, ce Mes-Bottes. Est-ce qu’un jour il n’avait pas mangé douze œufs durs et bu douze verres de vin pendant que les douze coups de midi sonnaient.—Zola.
Un bon zig is synonymous of un bon bougre (whose origin is Bulgare), and concerning the expression M. Génin says: “Un fait d’argot des plus curieux, c’est le synonyme que donne aujourd’hui le peuple à un mot (bougre) qui commence apparemment à lui sembler trop grossier: ‘c’est un bon zigue!’ ‘tu es un bon zigue!’ Or il se trouve que les Zigues figurent à côté des Bulgares dans une chronique grecque, en vers politiques, des premières années du XIVᵉ siècle.—‘Théodore Lascaris, dit l’auteur, approvisionna ses forteresses et prit à son service, moyennant salaire, des Turcs, des Cumans, des Lains, des Zigues et des Bulgares’ (Buchon, Chronique de Roumanie). Comment peut-être venue, à des hommes du peuple, l’idée de cette maligne substitution des Zigues aux Bulgares? C’est un trait d’érudition très raffinée! Je ne vois d’autre explication sinon que ce mot et ce rapprochement s’étaient conservés au fond de la tradition populaire depuis la conquête de Constantinople et l’établissement des Français en Morée. Mais cette explication même donne beaucoup à réfléchir, et montre combien le langage du peuple mérite l’attention des philosophes.”