ZOO CELESTE.

Au coin le plus obscur du jardin des déesses

Dort le Singe Idéal, dont les immenses fesses

Etalent de l’Azur les éblouissements.

Une Négresse allaite un troupeau d’éléphants,

Mignons d’Olympe, dont la trompe au pâles lèvres

S’enivre d’un lait noir et qui donne les fièvres

Puis, abreuvés ils vont, balançant sur le dos

Le haut machicoulis fantasque des châteaux

D’ivoire et de jadis, broûter dans la prairie.