The cave man: "From the evidence brought forward in this chapter, there is reason to believe that he is represented at the present time by the Eskimos."


Mortillet, 1889:[258] "Les Groënlandais, au point de vue paléoethnologique, présentent un très grand intérêt. Ils paraissent se relier très intimement aux hommes qui habitaient l'Europe moyenne pendant l'époque de la Madeleine. Ils seraient les descendants directs des Magdalèniens. Ils auraient successivement émigré vers le pôle, avec l'animal caractéristique de cette époque, le renne. Habitués aux froids les plus rigoureux de l'époque magdalénienne, ils se sont retirés dans les régions froides du Nord. * * *

"Comme on le voit, il y a la plus grande ressemblance, tant sous le rapport physique et moral que sous le rapport artistique et industriel entre les hommes de la Madeleine et les Groënlandais. Cette ressemblance est telle que nous pouvons en conclure que les seconds sont les descendants des premiers."


Testut, 1889:[259] "Parmi les races actuelles, celle qui me parait présenter la plus grande analogie avec l'homme de Chancelade est celle des Esquimaux qui vivent encore à l'état sauvage dans leg glaces de l'Amérique septentrionale. Ils ont, en effet, le même crâne que notre troglodyte quaternaire; leur face est constituée suivant le même type; ils ont, à peu de chose près, la même taille, le même indice palatin, le même indice nasal, le même indice orbitaire, le même degré de torsion de l'humérus, etc. * * *

"La découverte de Chancelade, en mettant en lumière une analogie frappante entre le squelette de notre troglodyte périgourdin et celui des Esquimaux actuels, apporte à cette opinion aussi séduisante que naturelle, l'appui de l'anthropologie anatomique qui, dans l'espèce, a une importance capitale. Elle lui est de tous points favorable et élève à la hauteur d'une vérité probable, je n'ose dire d'une vérité démontrée, ce qui n'était encore qu'une simple hypothèse."


Hervé, 1893:[260] "* * * * par leurs usages et par leurs moeurs, aussi bien que par leur matériel industriel et artistique, les Hyperboréens actuels (Tchouktches et Eskimaux) sont extrêmement voisins des Troglodytes magdaléniens de l'Europe occidentale; à ce point que Hamy a pu dire 'qu'ils continuent de nos jours, dan les régions circumpolaires, l'âge du renne de France, de Belgique, de Suisse, avec ses caractéristiques zoologiques, ethnographiques, etc.' (op. cit., 366). 'Nous avons vu, d'autre part, que les plus purs d'entre eux ne diffèrent pas anatomiquement des Magdaléniens. C'est donc au rameau hyperboréen que nous sommes amenés à rattacher, au point de vue ethnique, les dernières populations de l'Europe quaternaire.'"