"C'est bien lui!—Maintenant, monde, regarde-moi,
Ceci, c'est un bouffon, et ceci c'est un roi!
Et quel roi! le premier de tous! le roi suprême!
Le voilà sous mes pieds, je le tiens, c'est lui-même.
La Seine pour sépulcre, et ce sac pour linceul,
Qui donc a fait cela!
Eh bien, oui, c'est un seul.
Non, je ne reviens pas d'avoir eu la victoire,
Et les peuples demain refuseront d'y croire.
Que dira l'avenir? Quel long étonnement!
Parmi les nations, d'un tel événement!
Sort, qui nous mets ici, comme tu nous en ôtes!
Une des majestés humaines les plus hautes,
Quoi, François de Valois, ce prince au cœur de feu,
Rival de Charles-Quint, un roi de France, un Dieu,
—A l'éternité, près,—un gagneur de batailles
Dont le pas ébranlait les bases des murailles,
L'homme de Marignan, lui qui, toute une nuit,
Poussa des bataillons l'un sur l'autre à grand bruit,
Et qui, quand le jour vint, les mains de sang trempeés
N'avait plus qu'un tronçon de trois grandes épées,
Ce roi! de l'univers par sa gloire étoilé,
Dieu! comme il se sera brusquement en allé!
Emporté tout à coup, dans toute sa puissance,
Avec son nom, son bruit, et sa cour qui l'encense,
Emporté, comme on fait d'un enfant mal venu,
Une nuit qu'il tonnait, par quelqu'un d'inconnu!
Quoi! cette cour, ce siècle et ce règne,—fumée!
Ce roi, qui se levait dans une aube enflammée!
—Éteint, évanoui, dissipé dans les airs!
Apparu, disparu,—comme un de ces éclairs!
Et peut-être demain des crieurs inutiles.
Montrant des tonnes d'or, s'en iront par les villes
Et crieront au passant, de surprise éperdu:
—A qui retrouvera François premier perdu!
—C'est merveilleux!—
Ma fille, ô ma pauvre affligée,
Le voilà donc puni, te voilà donc vengée!
Oh! que j'avais besoin de son sang! Un peu d'or,
Et je l'ai! Scélérat, peux tu m'entendre encor?
Ma fille, qui vaut plus que ne vaut ta couronne,
Ma fille, qui n'avait fait de mal à personne,
Tu me l'as enviée et prise! Tu me l'as
Rendue avec la honte,—et le malheur, hélas!
Et bien! dis, m'entends-tu? Maintenant, c'est étrange,
Oui, c'est moi qui suis là, qui ris et qui me venge!
Par ce que je feignais d'avoir tout oublié,
Tu t'étais endormi!—Tu croyais donc, pitié!
La colère d'un père aisément édentée!—
Oh! non! dans cette lutte, entre nous suscitée,
Lutte du faible au fort, le faible est le vainqueur
Lui, qui léchait tes pieds, il te ronge le cœur."
[See [p. 481]. From the Paris edition of the Souvenirs, vol. vii., 1855.]
Very well! Why is Triboulet's not as long as yours? Do you not imagine that the father, whose daughter has been stolen from him, has not as much to say to the King, as you, a poet, who have not even stolen as much as Alexander stole from the cynic Diogenes—namely, his share of sunshine?
[See [p. 495]. From the Paris edition of the Souvenirs, vol. vii., 1855.]
The engagements I have entered into I shall keep, messieurs. Those in authority who are concerned that this discussion shall be conducted with dignity and in order need have no fear of me. I feel neither anger nor animosity. Only, as the police have put a construction on one of my lines which it does not bear and which was never in my mind, I declare that to be an impertinence and more insulting even to the King than to me the poet. I would have the police to understand once for all that I do not write plays with double meanings. Let them fully understand this, because I shall not refer to the question again.
[See [p. 498]. From the Paris edition of the Souvenirs, vol. vii., 1855.]
When Bonaparte was Consul and Emperor, he also desired despotism, but he acted differently. He did it boldly and openly. He did not make use of any of the wretched little precautionary measures with which nowadays all our liberties are juggled, older liberties as well as the more recent ones, those of 1830 as well as those of 1789. Napoleon was neither cunning nor a hypocrite; he did not swindle us ont of our rights one after the other, under cover of our supineness, as is done now. Napoleon took everything at once at a single bound and single-handed. The lion has not the same methods as the fox.