LE LIÈVRE ET LES GRENOUILLES

1. Une belle matinée d’été à la campagne. Sur la lisière d’un bois s’arrête un lièvre, l’oreille au guet.
2. Est-il un être plus malheureux que lui? se dit- il. Son naturel craintif l’empêche de jouir de l’existence; toujours inquiet, il n’ose même pas fermer les yeux pour dormir.
3. Pendant qu’il songe ainsi, une abeille vient à passer. Son bourdonnement soudain lui fait peur, et il détale pour gagner son gîte.
4. Il passe en courant sur le bord d’un étang, où une douzaine de grenouilles se reposent dans l’herbe. A sa vue, saisies d’effroi, elles se précipitent dans l’eau.
5. Rentré chez lui, le lièvre se félicite de les avoir épouvantées. Il ne se trouve plus si malheureux à la pensée que lui aussi en fait trembler d’autres.

VIII

Vingt fois de suite on lui faisait raconter son histoire, et à chaque fois le misérable inventait quelque nouveau détail (voir p. 70).

BOUCOYRAN RACONTE SON HISTOIRE

1. Portrait fantaisiste du petit Chose.
2. Depuis longtemps en butte à ses persécutions (en citer deux ou trois exemples), Boucoyran ne voulait pas se plaindre, mais l’autre jour il y a bien été forcé.
3. Une boulette de papier mâché était venue s’aplatir contre la chaire. Accusé de l’avoir lancée et sommé de prendre ses livres et de sortir, il a poliment répondu qu’il n’avait rien fait, et tous les élèves ont déclaré que ce n’était pas lui qui avait lancé la boulette.
4. Alors, furieux, le tyran s’est rué sur lui et l’a traîné jusque dans la cour, où il l’a presque assassiné (donner des détails).
5. Boucoyran aurait aisément pu se défendre, mais il a préféré n’en rien faire pour laisser tous les torts à son bourreau, et s’il souffre encore des coups qu’il a reçus, il se réjouit d’avoir, pan sa patience, démasqué le traître, qui n’osera plus en donner à personne.

IX

Heureusement je pensai à Jacques; quelle bonne idée sa lettre avait eue d’arriver précisément le matin! (voir p. 81).

MADAME EYSSETTE AU PETIT CHOSE

Vous supposerez que l’après-midi le petit Chose reçoit une autre lettre, cette fois de sa mère.
1. Madame Eyssette a cru s’apercevoir que la gaieté de sa dernière lettre était factice, et elle craint qu’il ne soit au fond très malheureux. Qu’il lui dise la vérité, cela le soulagera.
2. Elle le plaint de tout son cœur, mais qu’il ne se décourage pas. Grâce à son travail acharné, il pourra dans deux on trois ans passer l’examen qui lui permettra d’être professeur.
3. Son frère Jacques est à Paris et parait très content. Détails sur son départ, la position qu’il a trouvée et son ambition littéraire.
4. Quant à son père, il est toujours en voyage pour le compte d’une compagnie, de sorte qu’elle est maintenant toute seule. Cette solitude lui pèse, mais elle va écrire à l’oncle Baptiste pour lui demander de la recevoir chez lui pendant quelques mois.
5. Les voilà donc tous dispersés, mais elle espère que la Providence récompensera leurs efforts et qu’ils pourront avant longtemps reconstruire le foyer.