XXVII.

THE MARSEILLAISE.

I.

Allons, enfants de la Patrie,
Le jour de gloire est arrivé!
Contre nous, de la tyrannie
L'étendart sanglant est levé.
Entendez-vous dans ces campagnes
Mugir ces féroces soldats!
Ils viennent jusque dans vos bras
Egorger vos fils et vos compagnes!—
Aux armes, citoyens! formez vos bataillons!
Marchons! qu'un sang impur abreuve nos sillons!

II.

Que veut cette horde d'esclaves,
De traîtres, de rois conjurés?
Pour qui ces ignobles entraves
Ces fers dès longtemps preparés?
Français, pour nous ah! quel outrage,
Quels transports il doit exciter!
C'est nous qu'on ose méditer
De rendre à l'antique esclavage;
Aux armes, &c.

III.

Quoi! des cohortes étrangères
Feraient la loi dans nos foyers?
Quoi! ces phalanges mercenaires
Terrasseraient nos fiers guerriers?
Grand Dieu! par des mains enchainées,
Nos fronts sous le joug se ploieraient;
De vils despotes deviendraient
Les maîtres de nos destineés!
Aux armes, &c.

IV.

Tremblez, tyrans! et vous, perfides,
L'opprobre de tous les partis!
Tremblez, vos projets parricides
Vont enfin recevoir leur prix!
Tout est soldat pour vous combattre:
S'ils tombent nos jeunes héros,
La terre en produit les nouveaux,
Contre vous tout prêts à se battre.
Aux armes, &c.