Pellisson was admirable. He wrote from the Bastille, where he was imprisoned, eloquent defences in which, neglecting his own cause, he sought only to justify Foucquet. His defence followed the same lines as that of Foucquet himself. He pleaded the necessities of France, the need of provisioning and equipping her armies and of fortifying her strongholds. He imagined a case in which Mazarin himself might have been criticized for the means by which he had procured money for the war and ensured victory. "In all conscience," he said, "what man of good sense could have advised him to reply in other than Scipio's words: 'Here are my accounts: I present them but only to tear them up. On this day a year ago I signed a general peace, and the contract of the King's marriage, which gave peace to Europe. Let us go and celebrate this anniversary at the foot of the altar.'"[78]

Mademoiselle de Scudéry distinguished herself by her zeal on behalf of her friend, formerly so powerful, and now so unfortunate. Pecquet, whom the Superintendent had chosen as his doctor, in order that he might discourse with him on physics and philosophy, the learned Jean Pecquet, was inconsolable at having lost so good a master. He used to say that Pecquet had always rhymed, and always would rhyme with Foucquet.[79]

As for La Fontaine, all know how his fidelity, rendered still more touching by his ingenuous emotions and the spell of his poetry, adorns and defends the memory of Nicolas Foucquet to this very day. Nothing can equal the divine complaint in which the truest of poets grieved over the disgrace of his magnificent patron.

ÉLÉGIE[80]
Remplissez l'air de cris en vos grottes profondes,
Pleurez, nymphes de Vaux, faites croître vos ondes;
Et que l'Anqueil[81] enflé ravage les trésors
Dont les regards de Flore ont embelli vos bords.
On ne blâmera point vos larmes innocentes,
Vous pourrez donner cours à vos douleurs pressantes;
Chacun attend de vous ce devoir généreux:
Les destins sont contents, Oronte est malheureux[82]

"In a letter written under the name of M. de la Visclède, to the permanent secretary of the Academy of Pau, in 1776, Voltaire," says M. Marty-Laveaux, "quotes these verses, and adds: 'He (La Fontaine) altered the word Cabale when he had been made to realize that the great Colbert was serving the King with great equity, and was not addicted to cabals. But La Fontaine had heard some one make use of the term, and had fully believed that it was the proper word to use.'"

Vous l'avez vu naguère au bord de vos fontaines,
Qui sans craindre du sort les faveurs incertaines,
Plein d'éclat, plein de gloire, adoré des mortels,
Recevait des honneurs qu'on ne doit qu'aux autels.

Hélas! qu'il est déchu de ce bonheur suprême!
Que vous le trouverez différent de lui-même!
Pour lui les plus beaux jours sont de secondes nuits,
Les soucis dévorans, les regrets, les ennuis,
Hôtes infortunés de sa triste demeure,
En des gouffres de maux le plongent à toute heure
Voilà le précipice où l'ont enfin jeté
Les attraits enchanteurs de la prospérité!
Dans les palais des Rois cette plainte est commune;
On n'y connaît que trop les jeux de la fortune,
Ses trompeuses faveurs, ses appas inconstants:
Mais on ne les connaît que quand il n'est plus temps,
Lorsque sur cette mer on vogue à pleines voiles,
Qu'on croit avoir pour soi les vents et les étoiles.
Il est bien malaisé de régler ses désirs;
Le plus sage s'endort sur la foi des zéphirs.
Jamais un favori ne borne sa carrière,
Il ne regarde point ce qu'il laisse en arrière;
Et tout ce vain amour des grandeurs et du bruit
Ne le saurait quitter qu'après l'avoir détruit.
Tant d'exemples fameux que l'histoire en raconte
Ne suffisaient-ils pas sans la perte d'Oronte?
Ah! si ce faux éclat n'eût point fait ses plaisirs,
Si le séjour de Vaux eût borné ses désirs
Qu'il pouvait doucement laisser couler son âge!
Vous n'avez pas chez vous ce brillant équipage,
Cette foule de gens qui s'en vont chaque jour
Saluer à longs flots le soleil de la cour:
Mais la faveur du ciel vous donne en récompense
Du repos, du loisir, de l'ombre et du silence,
Un tranquille sommeil, d'innocents entretiens,
Et jamais à la cour on ne trouve ces biens.
Mais quittons ces pensers, Oronte nous appelle.
Vous, dont il a rendu la demeure si belle,
Nymphes, qui lui devez vos plus charmants appas,
Si le long de vos bords Louis porte ses pas,
Tâchez de l'adoucir, fléchissez son courage;
Il aime ses sujets, il est juste, il est sage;
Du titre de clément, rendez-le ambitieux;
C'est par là que les Rois sont semblables aux dieux.
Du magnanisme Henri[83] qu'il contemple la vie;
Dès qu'il put se venger, il en perdit l'envie.
Inspirez à Louis cette même douceur:
La plus belle victoire est de vaincre son cœur.
Oronte est à présent un objet de clémence;
S'il a cru les conseils d'une aveugle puissance,
Il est assez puni par son sort rigoureux,
Et c'est être innocent que d'être malheureux.[84]

La Fontaine, not satisfied with this poem, addressed an ode to the King on Foucquet's behalf. But the ode is far from equalling the elegy.

... Oronte seul, ta creature,
Languit dans un profond ennui,
Et les bienfaits de la nature
Ne se répandent plus sur lui.
Tu peux d'un éclat de ta foudre
Achever de le mettre en poudre;
Mais si les dieux à ton pouvoir
Aucunes bornes n'ont prescrites,
Moins ta grandeur a de limites,
Plus ton courroux en doit avoir.
. . . . . . .
Va-t-en punir l'orgueil du Tibre;
Qu'il se souvienne que ses lois
N'ont jadis rien laissé de libre
Que le courage des Gaulois.
Mais parmi nous sois débonnaire:
A cet empire si sévère
Tu ne te peux accoutumer;
Et ce serait trop te contraindre:
Les étrangers te doivent craindre,
Tes sujets te veulent aimer.

These verses refer to the attack made by the Corsicans on the Guard of Alexander VII, who, on the 20th August, 1667, fired on the coach of the Due de Créqui, the French Ambassador.