ORIGINAL FRENCH VERSION

(In the Record Office State Papers, Mary Queen of Scots, vol. ii. No. 63.)

Mon cueur helas fault il que la follie d’une famme dont vous connoisses asses l’ingratitude vers moy soit cause de vous donner displesir veu que je neusse sceu y remedier sans le scavoir; et despuis que men suis apersue Je ne vous lay peu dire pour scauoir comment mi guovejernerois car en cela ni aultre chose je ne veulx entreprandre de rien fayre sans en scavoir votre volontay, laquelle je vous suplie me fayre entandre car je la suiuray toute ma vie plus volontiers que vous ne me la declareres, et si vous ne me mandes ce soir ce que volles que jen faise je men deferay au hazard de la fayre entreprandre ce qui pourroit nuire a ce a quoy nous tandons tous deus, et quant elle sera mariee je vous suplie donnes men vne ou ien prandray telles de quoy vous contanteres quant a leur condition mayes de leur langue ou fidelite vers vous ie ne vous en respondray Je vous suplie qune opinion sur aultrui ne nuise en votre endroit a ma constance. Soupsonnes moi may quant je vous en veulx rendre hors de doubte et mesclersir ne le refeuses ma chere vie et permetes que je vous face preuue par mon obeissance de ma fidelite et constance et subjection volontaire, que je prands pour le plus agreable bien que je scaurois resceuoir si vous le voulles accepter, et nen faytes la ceremonie car vous ne me scauriez dauantage outrasger ou donner mortel ennuy.

Letter V

ORIGINAL FRENCH VERSION AT HATFIELD

Monsieur, helas pourquoy est vostre fiance mise en personne si indigne, pour subçonner ce que est entierement vostre. Vous m’avies promise que resouldries tout et que ^me manderies tous les jours ce que j’aurais a faire. Vous nen aves rien fait. Je vous advertise bien de vous garder de vostre faulx beau frere Il est venu vers moy et sens me monstrer rien de vous me dist que vous luy mandies qu’il vous escrive ce qu’auries a dire, et ou, et quant vous me troveres et ce que faires touchant luy et la dessubs m’a preschè que c’estoit une folle entreprinse, et qu’avecques mon honneur Je ne vous pourries Jamaiis espouser, veu qu’estant marié vous m’amenies et que ses gens ne l’endureroient pas et que les seigneurs se dediroient. Somme il est tout contrair. Je luy ay dist qu’estant venue si avant si vous ne vous en retiries de vous mesmes que persuasion ne la mort mesmes ne me fairoient faillir de a ma promesse. Quant au lieu vous estes trop negligent (pardonnes moy) de vous en remettre a moy. Choisisses le vous mesmes et me le mandes. Et cependant je suis malade je differeray Quant au propose cest trop tard. Il n’a pas tins a moy que n’ayes pense a heure. Et si vous neussies non plus changé de propos pensee depuis mon absence que moy vous ne series a demander telle resolution. ^Or il ne manque rien de ma part et puis que vostre negligence vous met tous deux au danger d’un faux frere, s’il ne succede bien je ne me releveray Jamais. Il vous envoy ce porteur. Car Je ne m’ose me fier a vostre frere de ces lettres ni de la diligence, il vous dira en quelle estat Je suis, et Juges quelle amendemente m’a porté ce incertains Nouvelles. Je voudrais estre morte. Car Je vois tout aller mal. Vous prometties bien autre chose de vostre providence. Mais l’absence peult sur vous, qui aves deux cordes a vostre arc. Depesches la responce a fin que Je ne faille et ne ^vous fies de ceste entreprinse a vostre frere. Car il la dist, et si y est tout contrair.

Dieu vous doint le bon soir.

Letter VI

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