Letter VIII

ORIGINAL FRENCH VERSION

(In the Record Office State Papers, Mary Queen of Scots, vol. ii. No. 66.)

Monsieur si lenuy de vostre absence celuy de vostre oubli la crainte du dangier, tant promis d’un chacun a vostre tant ayme personne peuuent me consoller Je vous en lesse a juger veu le malheur que mon cruel sort et continuel malheur mauoient promis a la suite des infortunes et craintes tant recentes que passes de plus longue main les quelles vous scaves mais pour tout cela Je me vous accuserai ni de peu de souuenance ni de peu de soigne et moins encores de vostre promesse violee ou de la froideur de vos lettres mestant ja tant randue vostre que ce quil vous plaist mest agreable et sont mes penses tant volonterement, aux vostres a subjectes que je veulx presupposer que tout ce que vient de vous procede non par aulcune des causes de susdictes ains pour telles qui son justes et raisoinables et telles qui Je desir moy mesme qui est lordre que maves promis de prendre final pour la seurete et honnorable service du seul soubtien de ma vie pour qui seul Je la veus conserver et sens lequel Je ne desire que breve mort or pour vous tesmoigner combien humblement sous voz commandemens Je me soubmets Je vous ay envoie en signe d’homage par paris lornement du cheif conducteur des aultres membres inferant que vous investant de sa despoille de luy qui est principal le rest ne peult que vous estre subject et avecques le consentement du cueur au lieu du quel puis que le vous ay Ja lesse Je vous envoie un sepulcre de pierre dure poinct de noir seme d’larmes et de ossements, la pierre Je le la compare a mon cueur qui comme luy est talle en un seur tombeau ou receptacle de voz commandements et sur tout de vostre nom et memoire qui y sont enclos, comme me cheveulz en la bague pour Jamais nen sortir que la mort ne vous permet fair trophee des mes os comme la bague en est remplie en signe que vous aves fayt entiere conqueste de moy, de mon cueur et iusque a vous en lesser les os pour memoir de ṽr̃ẽ victoire et de mon agreable perte et volontiere pour estre mieux employe que ie ne le merite Lesmail demiron est noir qui signifie la fermete de celle que lenvoie les larmes sont sans nombre ausi sont les craintes de vous desplair les pleurs de vostre absence et de desplaisir de ne pouvoir estre en effect exterieur vostre comme je suys sans faintise de cueur et desprit et a bon droit quant mes merites seroint trop plus grands que de la plus perfayte que Jamais feut et telle que je desire estre et mettray poine en condition de contrefair pour dignement estre emploiee soubs vostre domination, reseues la donc mon seul bien en aussi bonne part, comme avecques extreme Joie Jay fait vostre mariage, qui jusques a celuy de nos corps en public ne sortira de mon sein, comme merque de tout ce que Jay ou espere ni desire de felicite en ce monde or craignant mon cueuer de vous ennuyer autant a lire que je me plaire descrir Je finiray apres vous avoir baise les mains daussi grande affection que je prie Dieu (O le seul soubtien de ma vie) vous la donner longue et heureuse et a moy ṽr̃ẽ bonne grace le seul bien que je desire et a quoy je tends Jay dit a ce porteur ce que Jay apris sur le quel Je me remets sachant, le credit que luy donnes comme fait celle que vous veult estre pour Jamais humble et obeisante loyalle femme et seulle amye qui pour Jamais vous voue entierement le cueur le corps sans aucun changement comme a celuy que J fait possesseur du cueur du quel vous pouves tenir seur Jusques a la mort ne changera car mal ni bien onque ne estrangera.

Plate F

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MODERN IMITATION OF MARY’S HAND

The text is part of the ‘Original French’ of Letter VIII. (III.)

The purpose is to show how far Mary’s hand can be imitated