Voici une affaire, par laquelle vous pouvez me prouver votre amitié. Je vous prie seulement de me répondre au plus-tôt possible. Je me fie toujours à votre amitié pour moi, et vous assure que vous pouvez faire de même à moi.
Je suis, avec la plus grande consideration,
Votre ami,
BEETHOVEN.
29.
Beethoven à Monsieur Neate.
Vienne, le 25 May, 1825.
Mon ami!
Je crois nécessaire de vous écrire encore une fois. Je vois dans la lettre que vous m'avez écrite il y a deux ans, que l'honoraire des Quatuors est £100 sterling. Je suis content de cette offre, mais il est nécessaire de vous avertir, que le 1er Quatuor est si cherché par les plus célèbres artistes de Vienne, que je l'ai accordé à quelques uns d'eux pour leur benefice. Je crois tromper votre amitié en ne vous avertissant point de cette circonstance, parceque vous pouvez aussi en faire usage à Londres. Or si vous me repondez que vous êtes content des propositions que je vous ai faites dans ma lettre dernière, je vous enverrai aussitôt le 1er Quatuor; cependant je vous prie d'accélerer votre resolution, puisque les éditeurs desirent vivement de le posseder. Cependant vous n'avez point de remettre l'honoraire qu'après avoir reçu l'assurance de ma part, que les 2 autres Quatuors sont achevés. Seulement je vous prie d'ajouter à votre lettre l'assurance de votre contentement en ce qui concerne mes offres. Voilà ce que j'ai cru devoir vous dire. Je crois vous avoir fait une complaisance, et je suis certain que vous ferez le même envers moi. Conservez votre amitié pour moi.
Je suis, avec le plus grand estime,
Votre ami sincère,
LOUIS VAN BEETHOVEN.