et continuer sans répétition jusqu'à la Ferma, alors on prend aussitôt la Coda.

Je vous prie de me répondre au plus vite possible, car on demande de moi une grande composition nouvelle, que je ne commençerai cependant pas, sans avoir votre réponse. Il faut que j'écrive toujours, pas pour me faire des richesses,—seulement pour pourvoir à mes besoins.

Or je dois avoir de la certitude sur ce point.—Je serai bien charmé de vous voir, et de connoitre la noble nation Anglaise.

Je suis, avec la plus haute consideration,

Monsieur,
Votre sincere ami,
LOUIS VAN BEETHOVEN.

28.

Beethoven à Monsieur Neate.

Vienne, le 19 Mars, 1825.

Mon très cher ami!

Je ne pourrai guère venir à Londres durant le printemps, mais qui sait quel accident m'y conduit peut-être en automne. J'espére que vous vous trouvez bien dans votre famille, et en bonne santé. Quant aux Quatuors, dont vous m'écrivez dans vos lettres, j'en ai achevé le premier, et je suis à présent à composer le second, qui, comme le troisiéme, sera achevé dans peu de temps. Vous m'offrez 100 guinées pour 3 Quatuors, je trouve cette proposition bien généreuse. Il se demande seulement, s'il m'est permis de publier ces Quatuors après un an et demie, ou deux ans.[192] C'est ce qui serait tres avantageux pour mes finances. En ce qui concerne la manière de simplifier l'envoiement des Quatuors, et de l'argent de votre part, je vous propose de remettre les œuvres à Messrs. Fries & Co., qui témoigneront à vous même, ou à quelque banquier de Londres, d'être possesseurs des Quatuors, et qui vous les remettront aussitôt après l'arrivée de l'argent.