"Ce Méléagre du Vatican respire une grâce tranquille, et, placé entre le sublime Torse et les merveilles du Belvédère, semble être là pour attendre et pour accueillir de son air aimable et un peu mélancolique, où l'on a cru voir le signe d'une destinée qui devait être courte, l'enthousiasme du voyageur."—Ampère, Hist. Rom. iii. 515.
From the central vestibule we enter the Cortile del Belvidere, an octagonal court built by Bramante, having a fountain in the centre, and decorated with fine sarcophagi and vases, &c. From this opens, beginning from the right, the—
First Cabinet, containing the Perseus, and the two Boxers—Kreugas and Damoxenus, by Canova.
The Second Cabinet, containing *the Antinous (now called Mercury), perhaps the most beautiful statue in the world. It was found on the Esquiline near S. Martino al Monte. It has never been injured by restoration, but was broken across the ankles when found, and has been unskilfully put together.
"Je suis bien tenté de rapporter à un original de Polyclète, qui aimait les formes carrées, le Mercure du Belvédère, qui n'est pas très-svelte pour un Mercure. On a cru reconnaître que les proportions de cette statue se rapprochaient beaucoup des proportions préscrites par Polyclète. Poussin, comme Polyclète, ami des formes carrées, déclarait le Mercure, qu'on appelait alors sans motif un Antinoüs, le modèle le plus parfait des proportions du corps humain; il pourrait à ce titre remplacer jusqu'à un certain point la statue de Polyclète, appelée la règle, parcequ'elle passait pour offrir ce modèle parfait, et faisait règle à cet égard. De plus, on sait qu'un Mercure de Polyclète avait été apporté à Rome."—Ampère, Hist. Rom. iii. 267.
Third Cabinet, of *the Laocoon. This wonderful group was discovered near the Sette Sale on the Esquiline in 1506, while Michael-Angelo was at Rome. The right arm of the father is a terra-cotta restoration, and is said by Winckelmann to be the work of Bernini; the arms of the sons are additions by Agostino Cornacchini of Pistoia. There is now no doubt that the Laocoon is the group described by Pliny.
"The fame of many sculptors is less diffused, because the number employed upon great works prevented their celebrity; for there is no one artist to receive the honour of the work, and where there are more than one they cannot all obtain an equal fame. Of this the Laocoon is an example, which stands in the palace of the emperor Titus,—a work which may be considered superior to all others both in painting and statuary. The whole group,—the father, the boys, and the awful folds of the serpents,—were formed out of a single block, in accordance with a vote of the senate, by Agesander, Polydorus, and Athenodorus, Rhodian sculptors of the highest merit."—Pliny, lib. xxxvi. c. 4.
"Les trois sculpteurs rhodiens qui travaillèrent ensemble au Laocoon étaient probablement un père et ses deux fils, qui exécutèrent l'un la statue du père, et les autres celles des deux fils, touchante analogie entre les auteurs et l'ouvrage.
"Les auteurs du Laocoon étaient Rhodiens, ce peuple auquel, dit Pindare, Minerve a donné de l'emporter sur tous les mortels par le travail habile de leurs mains, et dont les rues étaient garnies de figures vivantes qui semblaient marcher. Or, le grand éclat, la grande puissance de Rhodes, appartiennent surtout à l'époque qui suivit la mort d'Alexandre. Après qu'elle se fût délivrée du joug macédonien, presque toujours alliée de Rome, Rhodes fut florissante par le commerce, les armes et la liberté, jusqu'au jour on elle eut embrassé le parti de César; Cassius prit d'assaut la capitale de l'île et dépouilla ses temples de tous leurs ornements. Le coup fut mortel à la république de Rhodes, qui depuis ne s'en releva plus.
"C'est avant cette fatale époque, dans l'époque de la prospérité rhodienne, entre Alexandre et César, que se place le grand développement de l'art comme de la puissance des Rhodiens, et qu'on est conduit naturellement à placer la création d'un chef-d'œuvre tel que le Laocoon.