“‘Citoyen Consul,’ lui dit-il, ‘vous m’avez confié le ministère des relations extérieures, et je justifierai votre confiance; mais je dois vous déclarer dès à présent que je ne veux travailler qu’avec vous. Il n’y a point là de vaine fierté de ma part; je vous parle seulement dans l’intérêt de la France. Pour qu’elle soit bien gouvernée, pour qu’il y ait unité d’action, il faut que vous soyez le premier consul, et que le premier consul ait dans sa main tout ce qui tient directement à la politique, c’est-à-dire les ministères de l’intérieur et de la police, pour les affaires du dehors; ensuite les deux grands moyens d’exécution, la guerre et la marine. Il serait donc de toute convenance que les ministres de ces cinq départements travaillassent avec vous seul. L’administration de la justice et le bon ordre dans les finances tiennent sans doute à la politique par une foule de liens: mais ces liens sont moins sacrés. Si vous me permettez de le dire, général, j’ajouterai qu’il conviendrait de donner au deuxième consul, très-habile jurisconsulte, la haute main sur la justice, et au troisième consul, également bien versé dans la connaissance des lois financières, la haute main sur les finances. Cela les occupera, les amusera; et vous, général, ayant à votre disposition les parties vitales du gouvernement, vous arriverez au noble but que vous vous proposez—la régénération de la France.’”
“Qui ne reconnaît là le premier germe de l’archichancellerie et de l’architrésorerie de l’empire?” Bourrienne, Mémoires, vol. iii., pp. 324, 325.
[41] See Napoleon’s Letter to King George III. before Marengo.
“A notre Très-cher Fils, Charles Maurice Talleyrand.
“Nous avons été touché de joie quand nous avons appris l’ardent désir que vous avez de vous réconcilier avec nous et avec l’Eglise catholique. Dilatant donc à votre égard les entrailles de notre charité paternelle, nous vous dégageons par la plénitude de notre puissance du lien de toutes les excommunications. Nous vous imposons par suite de votre reconciliation avec nous et avec l’Eglise, des distributions d’aumônes pour le soulagement surtout des pauvres de l’église d’Autun que vous avez gouvernée. Nous vous accordons le pouvoir de porter l’habit séculier, et de gérer toutes les affaires civiles, soit qu’il vous plaise de demeurer dans la charge que vous exercez maintenant, soit que vous passiez à d’autres auxquelles votre gouvernement pourrait vous appeler.”
[43] Fouché, not then in office, was also consulted.
[44] It is even remarked, that a few days previous, the Duc Dalberg had been informed that there was no jealousy of the émigrés at that place.—See M. de Rovigo, vol. ii., and Letter of the Duc Dalberg to M. de Talleyrand, 13th November, 1823.
[45] There were two “procès-verbaux,” or accounts taken of this trial. The one published in the Moniteur, which cites the laws in virtue of which the prince was condemned, and the pieces that were brought forward in proof of the accusation. This is evidently an afterthought: there was not time to write it at the spot and on the scene. The other cites nothing but the decree of the 29th Ventôse, and the answers of the prince, after a deliberation on which he is ordered to immediate execution; this is genuine. The laws by which he is condemned are left in blank.
[46] “Bonaparte seul, mal informé par ce que la police avait de plus vil, et n’écoutant que sa fureur, se porta à cet excès sans consulter. Il fit enlever le prince avec l’intention de le tuer. Il est connu que sous votre ministère vous n’avez cessé de modérer les passions de Bonaparte.”—Letter of Duc Dalberg, May 13, 1823.