“Je dois ajouter que devenu en quelque sorte étranger à la France, où je n’ai conservé d’autres rapports que ceux de mes affaires personnelles, et d’une ancienne amitié je ne puis me rapprocher de ma patrie que par les vœux ardents que je fais pour le rétablissement de sa liberté et de son bonheur.

“J’ai cru que dans des circonstances où la malveillance pouvait se servir de quelques préventions pour les faire tourner au profit d’inimitiés dues aux premières époques de notre Révolution, c’était remplir les vues du conseil du roi que de lui offrir dans une déclaration précise un exposé des motifs de mon séjour en Angleterre, et un garant assuré et irrévocable de mon respect pour la constitution et pour les lois.

“Talleyrand.

“1er janvier, 1793.”

[35] “L’art de mettre des hommes à leur place est le premier de la science du gouvernement; mais celui de trouver la place des mécontents est à coup sûr le plus difficile; et présenter à leur imagination des lointains, des perspectives où puissent se prendre leurs pensées et leurs désirs, est, je crois, une des solutions de cette difficulté sociale.”

[36] (XII.) Eclaircissements donnés par le citoyen Talleyrand à ses concitoyens.

[37] See Appendix.

[38] “After all that Sieyès has a very profound intellect.” “Profound! Hem! You mean perhaps—hollow.”

[39] Bourrienne.

[40] “Quand Roger Ducos et Sieyès portaient le titre de consuls, les trois membres de la commission consulaire étaient égaux, si non de fait, du moins en droit. Cambacérès et Lebrun les ayant remplacés, M. de Talleyrand, appelé dans le même moment à succéder à M. Reinhard au ministère des relations extérieures, fut reçu en audience particulière dans le cabinet du premier consul.