The same man addressed to M. Magnan a long poem on a dramatic representation accompanied by the following graceful envoi:—
Vénéré Docteur,
L’estime et la reconnaissance
Sont la seule monnaie du cœur
Dont votre pauvre serviteur
Dispose pour la récompense
Qu’il doit à vos soins pleins d’honneur.
Recevez donc cet humble hommage,
Docteur admiré, révéré,
Et j’ajouterai bien-aimé,
Si vous vouliez tenir pour gage
Qu’en cela du moins J’AI PAYE.[486]
The following lines are from a long satirical poem by a writer who appears to have cherished much less respect for his physician. He believed that he had been changed into a beast, and recognised a colleague in every horse or donkey he met. He wished to browse in every field, and only refrained from doing so out of consideration for his friends:—
Les médicastres sans vergogne
Qui changent en sale besogne
Le plus sublime des mandats,
Ces infâmes aliénistes,
Qui, reconnus pour moralistes,
Sont les pires des scélérats!
Ils détruisent les écritures
Pour maintenir les impostures
Des ennemis du bien public.
Ils prostituent leur justice
Pour se gorger du bénéfice
De leur satanique trafic.[487]
The author of the following lines on the same day made an attempt at suicide, and then a homicidal attack on his mother.
À Monsieur le Docteur C.
ÉPITRE (13 mai 1887).
Un docteur éminent sollicite ma muse.
Certes l’honneur est grand; mais le docteur s’amuse,
Car, dans ce noir séjour, le poète attristé
Par le souffle divin n’est guère visité....
Faire des vers ici, quelle rude besogne!
On pourra m’objecter que jadis, en Gascogne,
Les rayons éclatants d’un soleil du Midi
Réveillaient quelquefois mon esprit engourdi;
Il est vrai: dans Bordeaux, cité fière et polie,
J’ai fêté le bon vin, j’ai chanté la folie,
Celle bien entendu qui porte des grelots.