Mais depuis, un destin fatal à mon repos
M’exile loin des bords de la belle Gironde,
Qu’enrichissent les vins les plus fameux du monde!
Aussi plus de chansons, de madrigaux coquets!
Plus de sonnets savants, de bacchiques couplets!
Ma muse tout en pleurs a replié ses ailes,
Comme un ange banni des sphères éternelles!
Dans sa cage enfermé l’oiseau n’a plus de voix....
Hélas! je ne suis point le rossignol des bois,
Pas même le pinson, pas même la fauvette;
Vous me flattez, docteur, en m’appelant poète....
Je ne suis qu’un méchant rimeur, et je ne sais
Si ces alexandrins auront un grand succès....
Cependant mon désir est de vous satisfaire;
Votre estime m’honore et je voudrais vous plaire,
Mais Pégase est rétif quand il est enchaîné;
D’un captif en naissant le vers meurt condamné.
Si vous voulez, docteur, que ma muse renaisse,
Je ne vous dirai pas: rendez-moi ma jeunesse.
Non, mais puisque vos soins m’ont rendu la santé,
Ne pourriez-vous me rendre aussi la liberté?
Des vers! Pour que le ciel au poète en envoie
Que faut-il? le grand air, le soleil et la joie!
Accordez-moi ces biens: mon luth reconnaissant,
Pour vous remercier comme un Dieu bienfaisant,
Peut-être trouvera, de mon cœur interprète,
Des chants dignes de vous, et dignes d’un poète!

The following lines well express the solitary sadness of the melancholiac:—

A Se Stesso.

E con chi l’hai?
Con tutti e con nessuno,
L’ho con il cielo, che si tinge a bruno,
L’ho con il metro, che non rende i lai,
Che mi rodono il petto.
Nell’odio altrui, nel mal comun mi godo.

And these are of marvellous delicacy and truth:—

Tipo Fisico-Morale di P. L.
QUI RICOVERATO.

Al primo aspetto
Chi ti vede, saria
Costretto a dir che a te manca l’affetto;
E male s’apporria;
Che invece spesse fiate,
Sotto ruvido vel, palpitan lene
L’anime innamorate
Che s’accendon, riscaldansi nel bene.
Così rosa dal petalo
Invisibile quasi
Mette l’effluvio dai raccolti vasi,
Come dal gelsomino,
E i delicati odor dell’amorino;
Nemico a tutti i giuochi,
Di Venere, di Bacco indarno i fuochi
Ti soffiano; la cute
E di tal forza che sembrano mute
Le vezzose lusinghe ...
E invano a darti il fiato spira l’etra.
M. S.

The following little piece is a masterpiece of insane poetry:—

A un Uccello del Cortile.