Recevez mes assurances d’amitié.
Le général Dupont.
Andujar, le 16 juillet 1808.
(b.) GENERAL VEDEL TO GENERAL DUPONT.
Mon général,
Il est huit heures et demie. J’arrive à Baylen, où je n’ai trouvé personne. Le général Dufour en est parti à minuit et a marché sur Guarraman. Comme il n’a laissé personne pour m’instruire des motifs de cette démarche, je ne puis rien dire de positif à cet égard; mais le bruit commun étant que les troupes ennemies, qui out attaqué hier le général Belair, se sont dirigées avec celles qui étaient à Ubeda, vers les gorges, par Linharès et Sainte-Hélène, on doit penser que le général Dufour s’est mis à leur poursuite, afin de les combattre.
Comme les instructions de Votre Excellence portent que je dois faire ma jonction avec le corps qui s’était replié sur Baylen, quoique harassé et fatigué, je partirai d’ici pour me rendre encore aujourd’hui à Guarraman, afin de regagner la journée que l’ennemi a sur moi, l’atteindre, le battre, et déjouer ainsi ses projets sur les gorges.
Je vais écrire au général Dufour, pour l’informer de mon mouvement, savoir quelque chose de positif sur sa marche et sur les données qu’il peut avoir de celle de l’ennemi.
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Le général de division,