Vedel.
Baylen, le 17 juillet 1808.
(c.) GENERAL DUPONT TO GENERAL VEDEL.
J’ai reçu votre lettre de Baylen; d’après le mouvement de l’ennemi, le général Dufour a très-bien fait de le gagner de vitesse sur la Caroline et sur Sainte-Hélène, pour occuper la tête des gorges; je vois avec plaisir que vous vous hâtez de vous réunir à lui, afin de combattre avec avantage, si l’ennemi se présente. Mais, au lieu de se rendre à Sainte-Hélène, l’ennemi peut suivre la vieille route, qui de Baëza va à Guëmada, et qui est parallèle à la grande route; s’il prend ce parti, il faut le gagner encore de vitesse au débouché de cette route, afin de l’empêcher de pénétrer dans la Manche. D’après ce que vous me dites, ce corps ne serait que d’environ dix mille hommes, et vous êtes en mesure de la battre complétement; s’il est plus considérable, manœuvrez pour suspendre sa marche, ou pour le contenir dans les gorges, en attendant que j’arrive à votre appui.
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Si vous trouvez l’ennemi à la Caroline, ou sur tout autre point de la grande route, tâchez de le battre, pour me venir rejoindre et repousser ce qui est devant Andujar.
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Mille amitiés.
Le général Dupont.
Andujar, le 17 juillet 1808.