Mais si des raisons que je n'ai gardé de blamer vous engagent á me laisser plus longtems dans ce pays; adoucissez au moins ma situation. Je vous ai souvent demandé la liberté de prendre un Domestique. Je vous le demande encore comme le douceur qui me seroit le plus sensible. Comme je sais, mon cher Père, que vous n'aimez pas beaucoup à écrire des lettres, si après six semaines ou deux mois, je regarderai votre silence comme un consentement.
Je n'ai rien de nouveau à vous dire sur ma santé ni sur mes études. Celle-la est passable; je fais tout ce je puis pour qu'on puisse dire quelque chose de plus de celles-ci.
Assurez ma chère mère (c'est avec bien du plaisir que je lui donne ce titre) de tous les sentimens que ce nom sacré emporte avec lui. J'ai l'honneur d'être, mon très cher Père, avec le plus profond respect et le plus tendre devouement
Mon très cher Père,
Votre très humble et très obeissant Serviteur et fils,
E. Gibbon.
7.
To his Father.
Lausanne, 26 Octobre, 1757.
Mon très cher Père,