SONNET
Ses purs ongles très haut dédiant leur onyx,
L'Angoisse ce minuit, soutient, lampadophore,
Maint rêve vespéral brûle par le phénix
Que ne recueille pas de cinéraire amphore
Sur les crédences, au salon vide: nul ptyx,
Aboli bibelot d'inanité sonore,
(Car le maître est allé puiser des pleurs au Styx
Avec ce seul objet dont le Néant s'honore.)
Mais proche la croisée au nord vacante, un or
Agonise selon peut-être le décor
Des licornes ruant du feu contre une nixe,
Elle, défunte nue en le miroir encor
Que, dans l'oubli fermé par le cadre, se fixe
De scintillations sitôt le septuor.
Mallarmé in "La Wallonie," Jan.,1889.

An era of Franco-Anglo-American intercourse is marked by his address to:

THE WHIRLWIND
Pas les rafales à propos
De rien comme occuper la rue
Sujette au noir vol des chapeaux;
Mais une danseuse apparue
Tourbillon de mousseline ou
Fureur éparses en écumes
Que soulève par son genou
Celle même dont nous vécûmes
Pour tout, hormis lui, rebattu
Spirituelle, ivre, immobile
Foudroyer avec le tutu,
Sans se faire autrement de bile
Sinon rieur que puisse l'air
De sa jupe éventer Whistler.
Mallarmé in "Wallonie" Nov., 1890.

If I owe Albert Mockel a great debt in having illuminated my eye for Elskamp I owe him no less the pleasure of one of Merrill's most delicate triumphs in the opening of

BALLET
Pour Gustave Moreau
En casque de cristal rose les baladines,
Dont les pas mesurés aux cordes des kinnors
Tintent sous les tissus de tulle roidis d'ors,
Exultent de leurs yeux pâles de xaladines.
Toisons fauves sur leurs lèvres incarnadines,
Bras lourds de bracelets barbares, en essors
Moelleux vers la lueur lunaire des décors,
Elles murmurent en malveillantes sourdines:
"Nous sommes, ô mortels, danseuses du Désir,
Salomés dont les corps tordus par le plaisir
Leurrent vos heurs d'amour vers nos pervers arcanes.
Prosternez-vous avec des hosannas, ces soirs!
Car, surgissant dans des aurores d'encensoirs,
Sur nos cymbales nous ferons tonner vos crânes."
Stuart Merrill in "La Wallonie," July, '98.

The period was "glauque" and "nacre," it had its pet and too-petted adjectives, the handles for parody; but it had also a fine care for sound, for sound fine-wrought, not mere swish and resonant rumble, not

"Dolores, O hobble and kobble Dolores.
O perfect obstruction on track."

The particular sort of fine workmanship shown in this sonnet of Merrill's has of late been too much let go by the board. One may do worse than compare it with the Syrian syncopation of Διώνα and 'Ἄδων ιν in Bion's Adonis.

Hanton is gently didactic:

LE BON GRAIN
"Déjà peinent maints moissonneurs dont
la mémoire est destinée à vivre."
Célestin Demblon.
Amants des rythmes en des strophes cadencées,
Des rimes rares aux splendeurs évocatoires,
Laissant en eux comme un écho de leurs pensées,
Comme un parfum de leurs symboles en histoires:
Tels les poètes vont cherchant en vrais glaneurs
Les blonds épis qui formeront leur riche écrin.
Ils choisiront, comme feraient les bons vanneurs,
Parmi les blés passés au crible, le beau grain.
Et germera cette semence bien choisie,
Entre les roses et les lys, pour devenir
Riche moisson de la fertile fantaisie.
L'ardent soleil de Messidor fera jaunir
Les tiges souples d'une forte poésie
Qui dresseront leurs fiers épis vers l'avenir!
—Edmond Hanton in "La Wallonie," July,'88.