Vielé-Griffin, who, as Stuart Merrill, has always been known in France as "an American," contributed largely to La Wallonie. His "Au Tombeau d'Hélène" ends:

HELENE
Me voici:
J'étais là dès hier, et dès sa veille,
Ailleurs, ici;
Toute chair, a paré, un soir, mon âme vieille
Comme l'éternité du désir que tu vêts.
La nuit est claire au firmament....
Regarde avec tes yeux levés:
Voici—comme un tissu de pâle feu fatal
Qui fait épanouir la fleur pour la flétrir—
Monvoile où transparaît tout assouvissement
Qui t'appelle à la vie et qui t'en fait mourir.
La nuit est claire au firmament vital....
Mes mythes, tu les sais:
Je suis fille du Cygne,
Je suis la lune dont s'exubèrent les mers
Qui montent, tombent, se soulèvent;
Et c'est le flot de vie exultante et prostrée,
le flot des rêves,
le flot des chairs,
le flux et le reflux de la vaste marée.
Mon doute—on dit l'Espoir—fait l'action insigne:
Je suis reine de Sparte et celle-là de Troie,
Par moi, la douloureuse existence guerroie
Je meus toute inertie aux leurres de ma joie,
Hélène, Séléné, flottant de phase en phase,
Je suis l'Inaccédée et la tierce Hypostase
Et si je rejetais, désir qui m'y convies,
Mon voile qui promet et refuse l'extase,
Ma nudité de feu résorberait les Vies....
—Vielé-Griffin in "La Wallonie," Dec., '91.
(Complete number devoted to his poems.)

Mockel is represented by several poems rather too long to quote,—"Chantefable un peu naive," "L'Antithèse," suggestive of the Gourmont litany; by prose comment, by work over various pseudonyms. "A Clair Matin" is a suitable length to quote, and it is better perhaps to represent him here by it than by fragments which I had first intended to cut from his longer poems.

A CLAIR MATIN
La nuit au loin s'est effacée
comme les lignes tremblantes d'un rêve;
la nuit s'est fondue au courant du Passé
et le jour attendu se lève.
Regardez! en les courbes molles des rideaux
une heure attendue se révèle
et ma fenêtre enfin s'éclaire,
cristalline du gîvre où se rit la lumière.
Une parure enfantine de neiges
habille là-bas d'immobiles eaux
et c'est les cortèges des fées nouvelles
à tire d'ailes, à tire d'ailes
du grand lointain qui toutes reviennent
aux flocons de ce jour en neiges qui s'épèle.
Des courbes de mes rideaux clairs
—voici! c'est un parfum de ciel!—
blanc des guirlandes de l'hiver
le jeune matin m'est apparu
avec un visage de fiancée.
Des fées
(ah je ne sais quelles mortelles fées)
jadis elles vinrent toucher la paupière
d'un être enfantin qui mourut.
Son âme, où se jouait en songes la lumière,
diaphane corolle épanouie au jour
son âme était vive de toute lumière!
Lui, comme un frère il suivait ma course
et nous allions en confiants de la montagne à la vallée
par les forêts des chênes, des hêtres
—car eux, les ancêtres, ils ont le front grave
ils virent maints rêves des autres âges
et nous parlent, très doucement, comme nos Pères.
Mais voyez! à mes rideaux pâles
le matin glisse des sourires;
car la Fiancée est venue
car la Fiancée est venue
avec un simple et très doux visage,
avec des mots qu'on n'entend pas,
en silence la Fiancée est apparue
comme une grande sœur de l'enfant qui mourut;
et les hêtres, les chênes royaux des forêts
par douce vocalise égrenant leur parure,
les voix ressuscitées en la plaine sonore
et toute la forêt d'aurore
quand elle secoue du crépuscule sa chevelure,
tout chante, bruit, pétille et rayonne
car la céleste Joie que la clarté délivre
d'un hymne répercute aux miroirs du futur
le front pâle où scintille en étoiles le givre.
—Albert Mockel in "La Wallonie," Dernier fascicule, '92.

I have left Gide and Van Lerberghe unquoted, unmentioned, but I have, I dare say, given poems enough to indicate the quality and the scope of the poetry in La Wallonie.

In prose their cousinage is perhaps more quickly apparent. Almost the first sentence I come upon (I suspect it is Mockel's) runs as follows:

"La Revue des deux Mondes publie un roman de Georges Ohnet ce qui ne surprendra personne."

This is the proper tone to use when dealing with elderly muttonheads; with the Harpers of yester year. La Wallonie found it out in the eighties. The symboliste movement flourished on it. American letters did not flourish, partly perhaps for the lack of it, and for the lack of unbridled uncompromising magazines run by young men who did not care for reputations surfaites, for elderly stodge and stupidity.

If we turn to Mockel's death notice for Jules Laforgue we will find La Wallonie in '87 awake to the value of contemporary achievement: