My old friend, M. Stanislas Julien, wrote to me once more on this subject, the 6th of August, 1868:—

“Depuis une quinzaine d’anneés, j’ai l’avantage d’entretenir les meilleures relations avec M. Edkins. J’ai lu, anciennement dans un journal que publie M. Léon de Rosny (actuellement professeur titulaire de la langue Japanaise) le travail où M. Edkins a tâché de rapprocher et d’identifier, par les sons, des mots mongols et chinois ayant la même signification. Son systême m’a paru mal fondé. Quelques mots chinois peuvent être entrés dans la langue mongole par suite du contact des deux peuples, comme cela est arrivé pour le mandchou, dont beaucoup de mots sont entrés dans la langue mongole en en prenant les terminaisons; mais il ne faudrait pas se servir de ces exemples pour montrer l’identité ou les ressemblances des deux langues.

“Quand les mandchous ont voulu traduire les livres chinois, ils ont rencontré un grand nombre de mots dont les synonymes n’existaient pas dans leur langue. Ils se sont alors emparé des mots chinois en leur donnant des terminaisons mandchoues, mais cette quasi-ressemblance de certains mots mandchous ne prouve point le moins du monde l’identité des deux langues. Par exemple, un préfet se dit en chinois tchi-fou, et un sous-préfet tchi-hien; les mandchous qui ne possédaient point ces fonctionaires se sont contentés de transcire les sons chinois dchhifou, dchhikhiyan.

“Le tafetas se dit en chinois tcheou-tse; les mandchous, n’ayant point de mots pour dire tafetas, ont transcrit les sons chinois par tchousé. Le bambou se dit tchou-tze; ils ont écrit l’arbre (moo) tchousé. Un titre de noblesse écrit sur du papier doré s’appelle tsĕ; les mandchous écrivent tche. Je pourrais vous citer un nombre considérable de mots du même genre, qui ne prouvent pas du tout l’identité du mandchou et du chinois.

“L’ambre s’appelle hou-pe; les mandchous écrivent khôba. La barbe s’appelle hou-tse, ils écrivent khôsé.

“Voici de quelle manière les mandchous ont fait certains verbes. Une balance s’appelle en chinois thien ping, ils écrivent p’ing-sé; puis pour dire peser avec une balance, ils ont fait le verbe p’ingselembi; lembi est une terminaison commune à beaucoup de verbes.

“Pour dire faire peser, ordonner de peser avec une balance, ils écrivent p’ingseleboumbi; boumbi est la forme factive ou causative; cette terminaison sert aussi pour le passif; de sorte que ce verbe peut signifier aussi être pesé avec une balance.

“Je pourrais citer aussi des mots mandchous auxquels on a donné la terminaison mongole, et vice versâ.”

These remarks, made by one who, during his lifetime, was recognised by friend and foe as the first Chinese scholar in Europe, ought to have their proper weight. They ought certainly to make us cautious before persuading ourselves that the connection between the northern and southern branches of the Turanian languages has been found in Chinese. On the other hand I am quite aware that all that M. Stanislas Julien says against Mr. Edkins may be true, and that nevertheless Chinese may have been the central language from which Mongolian in the north and Tibetan in the south branched off. A language, such as Chinese, with a small number of sounds and an immense number of meanings, can easily give birth to dialects which, in their later development, might branch off in totally different directions. Even with languages so closely connected as Sanskrit and Latin, it would be easy to make out a list of a thousand words in Latin which could not be matched in Sanskrit. The question, therefore, is not decided. What is wanted are researches carried on by competent scholars, in an unprejudiced and at the same time thoroughly scientific spirit.

[28.] If Mr. Chalmers’ comparison of the Chinese and Bohemian names for daughter is so unpardonable, what shall we say of Bopp’s comparison of the Bengali and Sanskrit names for sister? Sister in Bengali is bohinî, the Hindi bahin and bhân, the Prakrit bahiṇî, the Sanskrit bhaginî. Bopp, in the most elaborate way, derives bohinî from the Sanskrit svasṛ, sister. Bopp, Vergleichende Grammatik, Vorrede zur vierten Abtheilung, p. x.