MONSIEUR,—En réponse à votre lettre du 8 Mai et les questions que vous me posez relativement à l'incident avec M. E. Mamtchitch, lorsque dans les années 1876-77 nous habitions ensemble Kieff, rue Proresnaya, maison Barsky, je puis vous communiquer ce qui suit. Effectivement, je fus alors témoin comme M. M., pendant qu'il jouait un soir du piano quelque air mélancolique, s'interrompait brusquement (comme si après avoir fortement attaqué le clavier, ses mains s'étaient subitement affaissées), et lorsque je vins lui demander ce qui lui était arrivé, il me répondit qu'il venait de voir apparaître le fantôme de Palladia, se tenant derrière la draperie de la porte de la chambre contigue à celle où se trouvait le piano. Je dois ajouter que notre appartement commun formait une enfilade de trois chambres, sans compter celle de l'entrée, qui occupait le milieu; je travaillais dans ma chambre, qui était à droite de celle de l'entrée, et je pouvais voir toute l'enfilade bien éclairée. Ce qui me regarde personnellement, je ne vis en ce moment aucune figure humaine passer par les chambres de M. M., mais je ne nie pas que pour le tranquilliser j'essayai d'expliquer cet incident par l'entrée de notre domestique Nikita; il se peut aussi que, ne l'ayant pas trouvé dans nos appartements, nous allâmes le chercher en bas, dans la cuisine. Voilà tout ce que je puis vous dire relativement à cet incident.

W. Potolof.

Note by Mr. Aksakoff:—

S. Pétersbourg, Le 16|28 Mai, 1891.

Traduit des manuscrits russes de M. et Madame Mamtchitch, et de M. Potolof. La première partie du manuscrit de M. Mamtchitch, jusqu'à la première apparition de Palladia, est abrégé.

J'avais rencontré M. Mamtchitch plusieurs fois, mais je n'avais aucune idée de ces apparitions constantes de Palladia. M. Mamtchitch a vu aussi d'autres figures que celle de Palladia, mais je n'ai pas eu le temps d'en faire un mémorandum circonstantiel.

A. Aksakoff.

VII. B. The account, which I quote from Proceedings S.P.R., vol. vi. p. 17, was sent in 1887 to the American Society for Psychical Research by Mr. F. G., of Boston. Professor Royce and Dr. Hodgson vouch for the high character and good position of the informants; and it will be seen that, besides the percipient himself, his father and brother are first-hand witnesses as regards the most important point,—the effect produced by a certain symbolic item in the phantom's aspect. Mr. G. writes:—

January 11th, 1888.

SIR,—Replying to the recently published request of your Society for actual occurrences of psychical phenomena, I respectfully submit the following remarkable occurrence to the consideration of your distinguished Society, with the assurance that the event made a more powerful impression on my mind than the combined incidents of my whole life. I have never mentioned it outside of my family and a few intimate friends, knowing well that few would believe it, or else ascribe it to some disordered state of my mind at the time; but I well know I never was in better health or possessed a clearer head and mind than at the time it occurred.