Arrivant que mon mari fut mort avant moi, je veux et entends que M. Jean AUDUBON fils et la dame Rose Bouffard, épouse Puigaudeau, recueillent aussi ma sucession mobilière à l'effet de quoi le cas arrivant, je leur lègue et donne en toute propriété.
Mes intentions que si M. Jean Audubon fils ou la dite dame Puigaudeau étaient morts l'un ou l'autre avant moi ou même tous les deux, leurs enfants soient mes légataires, c'est-à-dire que les enfants de M. Audubon recueilleraient entr'eux ce que celui-ci doit avoir et que ceux de Madame Puigaudeau recueilleraient aussi entr'eux ce que celle-ci doit avoir à l'effet de quoi je les donne et lègue aux dits enfants.
Si à ma mort l'un ou l'autre de M. Audubon fils ou de Madame Puigaudeau étaient eux-mêmes morts sans enfants, je veux que ce soit alors les survivants d'eux deux ou ses enfants qui recueillent ma succession entière, pourquoi à cette cause, je lègue la totalité de mes biens meubles et immeubles,...
16. Copy of a portion of the second Will of Madame Jean Audubon. May 10, 1816.
... Je donne et lègue à Monsieur Jean AUDUBON, mon époux, la part et portion disponible en usufruit à raison de ce que j'aurai ou non d'enfants de généralement tous les biens meubles et immeubles qui m'appartiendront à l'instant de mon décès pour par lui en jouir sa vie durant, sans pouvoir être tenu à en fournir caution et à ma mort mes héritiers les prendre dans l'état où ils seront.
Je donne et lègue en toute propriété à M. Jean RABIN, créole de Saint-Domingue, époux de demoiselle Lucy BACHWELL, laquelle je crois aux Etats-Unis d'Amérique, sans cependant en être sûre et à dame Rose Bouffard, créole de Saint-Domingue, épouse de Monsieur Gabriel Loyen du Puigaudeau, demeurant an Plessis commune de Couëron, la généralité de tous les biens meubles et immeubles qui m'appartiendront à l'instant de mon décès, pour par eux s'en mettre en possession, les partager par moitié et chacun jouir faire et disposer de ceux qui lui échoieront comme de ses autres biens propres de ce jour. Si M. Jean Audubon mon époux, est mort avant moi, mais seulement du jour de sa mort s'il me survit parce que je veux expressément que le legs fait ci-dessus en sa faveur ait sa pleine et entière exécution de préférence et avant tout.
Je veux et entends qu'en cas de mort de Monsieur RABIN ou de Madame Puigaudeau mes deux derniers légataires ou même de tous les deux, les héritiers en ligne directe de l'un ou de l'autre réunis recueillent le legs fait en faveur de leur auteur, c'est-à-dire que les héritiers de M. RABIN recueuilleraient le legs à lui fait et ceux de Madame PUIGAUDEAU ce que celle-ci aurait recueilli.
Arrivant que les libéralités faites en faveur de Monsieur Rabin ou celles faites en fabeur de Madame Puigaudeau ou même toutes les deux par quelles causes ou raisons que ce soit viendraient à être déclarées nulles, je veux que Monsieur Audubon, mon époux recueille en toute propriété les biens meubles et immeubles qui en font l'objet et auraient passé aux mains de celui ou ceux qui ne pourraient les faire à l'effet de quoi je l'institue mon héritier en droits, fonds et propriétés pour les biens que mes autres légataires ci-dessus ou l'un d'eux seulement ne recueilleraient pas,...