Mr Dacosta
a phyladelphie
p Duplicata.
Je viens de recevoir dans ce moment votre duplicata du 12. 9bre. & la votre du 5. Decembre, qui n'est pas aussi avantageuse, Sous plusiers rapports que votre précédente, mais enfin il faut espérer que l'item vous prouvera que votre dernier sillon ne sera point déserteur, et que les occides de fer qui se trouvent se dissiperont en fouillant plus avant, an moins c'est ce que je désire, vous faites bien de faire tous vos efforts pour avoir des associés & Si cela ne réussit pas, & que vous vouliez travailler pour notre compte Je trouverai toujours bon, tout ce que vous ferez, puisque vous avez ma confiance dans ce cas je crois que vous s... igé[?], de faire faire des reparations les plus urgentes Surtout à la maison principale, Devant vous y loger. Quand à Mr W. Thomas, vous ferez bien de vous le garder, pour toutes les raisons, que vous me dites & Je crois qu'il ne doit pas sopiniatrer à se retirer, qu'il ne sache, s'il à mérité, oui ou non, sa récompense.
Je suis Mr. on ne peut plus faché de ce que vous ayez à vous plaindre, de la conduite de mon fils, car le tout, bien considéré n'est occasionné, que par de mauvais conseils & un deffaut d'usage on a aiguillonné son amour propre, et peut être avait-il été assez jeune pour se vanter, dans la maison ou il va que cette plantation devait lui echoir, à lui seul; vous avez tous les moyens de detruire cette présomption, on n' ignore point a philadelphie, que vous avez autant de droits que moi & que vous ne faites rien que pour notre mutuel avantage.
Je lui ecris a ce sujet, car il ne men parle point, et je lui donne la cémonce que mérite son indiscrétion; vous lirez cette lettre et voudrez bien avoir la complaisance de la cacheter avant de lui remettre. Vous me dites que je puis m'en rapporter sur son compte an rapport que m'en fait Mr. Meyers fisher, dans sa longue lettre du mois de Septembre que Malheureusement je n'ai pas reçu, car Mr fisher, ne me parle point de lui, ni en bien, ni en mal. Quand à venir dans le pays, cela me parraît presqu'impossible, rappeller mon fils n'est pas plus aisé, les raisons qui me l'en fait l'envoyer existent toujours; il ne faut qu'un instant pour le faire changer du mal au bien, sa grande jeunesse et sa pétulance sont tous ses torts et si vous avez la Bonté de lui donner l'indispensable, il sentira bientot la Nécessité de se rapprocher de vous et pourra vous être d'une grande utilité, si vous exploitez par vous même.
Il faut donc Mon cher monsieur, que nous tachions de le ramener par la douceur à son Devoir. Si vous avez de l'indulgence pour lui ce sera moi qui vous en aurai toute l'aubligation; j'espere que la lettre cy-jointe operera chez lui un changement. C'est mon seul fils, mon heritier, & je suis vieux. Quand Mr Meiers fisher aura montré ma lettre au prétendu beaupere, il verra qu'il s'est trompé dans son calcul sur le prétendu Mariage de sa fille, car s'il avait lieu sans mon consentement tout secours de ma part cesserait des cet instant; et c'est ce que vous pouvez bien si vous voulez avoir cette bonté, dire an prétendu beau pere, ne voulant pas que mon fils se marie aussi jeune; vos lettres du 28 Octobre & 12 Novembre sont à la campagne. Je ne puis point répondre categoriquement sur leurs contents; Je les examinerai & vous dirai par ma prochaine ce que J'en pense. Votre famille que J'ai vu se porte bien. Nos dames vous rémercient de votre bon souvenir. Je suis &.
[Jean Audubon.]
21. Letters of John James Audubon to Claude François Rozier, father, and to Ferdinand Rozier, son, immediately preceding and following his active partnership in business with the latter: 1807 and 1812. (For translations see [Chapters XI] and [XV].)
[Letter No. 2, superscribed] Monsieur Fr. Rozier,
Negociant
Nantes.
Loire inferieure.
New York avril 24 1807—