Mr. Rozier Negociant
Nantes

Mon Cher Monsieur

Je profite d'une bonne occasion pour Bordeaux pour vous accuser reception d'un Duplicats des pouvoirs que nous vous demandai plusieurs mois passes. Vous saurez aussi que les vins consignes a M. L. Huron de Philadelphia sont arrives en cette ville et ont sauves les assurances; votre fils s'est transporte sur la place et par une de ses lettres m'apprend que les 60 caisses sont vendues il me dit que vous pouvez compter sur un profit net d'a peu pres 20 p. ct. s'il s'est trouve tres bons et le reste ne manquera de trouver acheteur: Mr. Le Ray est arrive et a apporte avec lui une petite Boite de dentelles pour M. Benjamin Bakewell d'icy elle doit arriver en peu de jours de Philadelphia. Mr. B. B. a paru satisfait de la vente de son Bois Futtie. il lui tarde seulement de voir les retours il est malheureux que le commerce de votre ville avec ce pays ne soye pas aussi regulierement suivi qu'a Bordeaux d'ou nous avons des Batiments tous les mois et par plusieurs. Comme notre ami Ferdinand vous ecriva de Philadelphia concernant Mr. Huron je ne m'ettendray pas sur son compte: dans plusieurs de vos Lettres que si nous nous decidions obtenir un magasin de detail que vous pourriez nous tenir constamment employe nos idees sur ce sujet sont parfaitement d'accord et ce serait avec bien du plaisir que nous commenserions sous auspices et les bons avis de Mr. Bakewell ici; les objects bien choisis bien achette et envoye avec soins sont toujours sur de rencontrer un bon marche: j'ose esperer que le Navire la Jeanne Capt Sammis sera arrive a votre port et que les Indigos charges par M. B. Bakewell pourront y etre venu en temp de vente de cette marchandise dont j'ai neanmoins quelque crainte vu le prix qu'ils lui avaient coute. Nous vous remercions sincerement pour le prix courant que vous nous avez envoye, dans une de mes dernieres ecrite par voye de Bordeaux je vous priais de demander a Mr. Fleury Emery une boite de graines de la Martinique et de se pays cy. nous esperons sous peu vous envoyer quelque marchandises et peut etre Mr. Bakewell profitera d'une occasion que nous allons avoir en peu de jour pour votre port. A peu plus trois semaines passees Je fus a Mill Grove et l'affermais pour un an ne pouvant faire mieux pour le present. Votre fils a Philadelphia a present va essayer de terminer les comptes de mon pere avec Mr. Dacotta [Dacosta] qui n'oublie pas aisement d'etre chicanneur... presentez Je vous prie mes respects et amities a votre bonne famille et epouse et croyez en moi comme votre devoue

et constant
serviteur
J. J. Audubon

Ayez la complaisance de faire parvenie l'incluse a mon bon pere.

[Superscribed]Mrs F. Roziers
Mercht
St Genevieve
u. L.

Shippingport, 10th. Augst. 1812

Mon cher Rozier:—

Come il est presque probable que l'occasion que je trouve est sur, je suis avec elle le plaisir de t'écrire quelque mots—

Je reçus en temps ta lettre envoyé a Phila a lequelle je repondis alors; depuis je n'ai entendu de tes nouvelles que par voies très indirectes, je serais bien content si tu peux donner quelques instants a tes amis que tu me compte aux nombre et m'écrire par temps; je partis avec ma femme et mon fils de Phila au mois passé, la plus grande parties de ce temps a été à descendre L'Ohio qui est actuellement très bas nous avons eu la Barge et L'Equipage du Gl Clark, avec la compagnie de Mr R. A. Maupin et de Mde Gait qui avaient rester plusieurs mois a New York & a Phila. Je vais probablement descendre a la N. Orléans cet autumn avec N. Berthoud, les merchandizes sont extremement rare et très chere, partout, mais plus encore les gros Lainages que l'on ne trouve du tout.