NOTES.
NOTE I.—CHAP. I.
Menestrier enters into a disquisition on the subject of the two interpretations given to the word miles, which would have interrupted the thread of my discourse too much to permit of its introduction in the text. I subjoin it here, however, as a good guide for those who may be inclined to pursue the subject further.
“Il ne faut pas donc confondre le titre d’ancienne noblesse, ou de noblesse militaire, avec la dignité de chevalier, par l’équivoque du terme Latin miles, qui convient à l’un et à l’autre; ce que n’ont pas assez observé quelques autheurs, qui n’ont pas fait reflexion que dans la plûpart des actes écrits en langue Latine, ce mot signifie également ces deux différentes choses.
“L’Empereur Frederic avoir déjà? distingué ces deux espèces de Chevalerie, lors qu’il fit une ordonnance à Naples, l’an 1232, que personne ne se presentât pour recevoir l’ordre de Chevalerie, s’il n’estoit d’une ancienne race militaire, ou d’ancienne Chevalerie. Ad militarem honorem nullus accedat, qui non sit de genere militum; L’une de ces Chevaleries est donc genus militare, race de Chevalerie; l’autre militaris honor, honneur de Chevalerie, qui n’ont esté confonduës que par quelques autheurs, qui, écrivans de cette matière sans l’entendre, n’ont fait que l’embroüiller, au lieu de la developper.
“Roger, Roy de Sicile et de Naples, fit une ordonnance, que nul ne pût recevoir l’ordre de Chevalerie, s’il n’estoit de race militaire. Sancimus itaque, et tale proponimus edictum, ut quicumque novam militiam acceperit, il l’appelle nouvelle Chevalerie, pour la distinguer de celle de la naissance, sive quocumque tempore arripuerit, contra regni beatitudinem, pacem, atque integritatem, à militiæ nomine, et professione penitùs decidat, nisi fortè à militari genere per successionem duxit prosapiam.”—Menestrier; Preuves, chap. 1.
NOTE II.—CHAP. II.