See a remarkable passage in Plutarch, adv. Kolôten, c. 22, p. 1119 E, respecting the essential rectitude and indispensable employment of the surnames and appellations of the Gods.
The supposition of a mysterious inherent relation, between Names and the things named, has found acceptance among expositors of many different countries.
M. Jacob Salvador (Histoire des Institutions de Moïse, Liv. x., ch. ii.; vol. iii. p. 136) says respecting the Jewish Cabbala:— “Que dirai-je de leur Cabale? mot signifiant aussi tradition. Elle se composait originairement de tous les principes abstraits qui ne se répandent pas chez le vulgaire: elle tomba bientôt dans la folie. Cacher quelques idées metaphysiques sous les figures les plus bizarres, et prendre ensuite une peine infinie pour retrouver ces idées premières: s’imaginer qu’il existe entre les noms et les choses une corrélation inévitable, et que la contexture littérale des livres sacrés par exemple, doit éclairer sur l’essence même et sur tous les secrets du Dieu qui les a dictés: tourmenter dès-lors chaque phrase, chaque mot, chaque lettre, avec la même ardeur qu’on en met de nos jours à décomposer et à recomposer tous les corps de la nature: enfin, après avoir établi la corrélation entre les mots et les choses, croire qu’en changeant, disposant, combinant, ces mots, on traverse de prétendus canaux d’influence qui les unissent à ces choses, et qu’on agit sur elles: voilà, ce me semble, les principales prétentions de cette espèce de science occulte, échappée de l’Égypte, qui a dévoré beaucoup de bons esprits, et qui, d’une part, donne la main à la théologie, d’autre part, à l’astrologie et aux combinaisons magiques.”
[30] I cite various specimens of the etymologies given by Plato:—
1. Ἀγαμέμνων — ὁ ἀγαστὸς κατὰ τὴν ἐπιμονήν — in consequence of his patience in remaining (μονὴ) with his army before Troy (p. 395 A).
2. Ἀτρεὺς — κατὰ τὸ ἀτειρές, καὶ κατὰ τὸ ἄτρεστον, καὶ κατὰ τὸ ἀτηρόν (p. 395 C).
3. Πέλοψ — ὁ τὸ ἐγγὺς (πέλας) μόνον ὁρῶν καὶ τὸ παραχρῆμα (p. 395 D).
4. Τάνταλος — ταλάντατος (p. 395 E).
5. Ζεὺς — Δία — Ζῆνα — δι’ ὃν ζῆν ἀεὶ πᾶσι τοῖς ζῶσιν ὑπάρχει — ut proprie unum debuerit esse vocabulum Διαζῆνα. Stallbaum, ad. p. 396 A. Proklus admired these etymologies (ad Timæum, ii. p. 226, ed. Schneid.).
6. Οἱ θεοὶ — Sun, Moon, Earth, Stars, Uranus — ἅτε αὐτὰ ὁρωντες πάντα ἀεὶ ἰόντα δρόμῳ καὶ θέοντα, ἀπὸ ταύτης τῆς φύσεως τῆς τοῦ θεῖν θεοὺς αὐτοὺς ἐπονομάσαι (p. 397 D).