The tradition of the memorable wintering of the Hollanders in the Ice Haven (Ledyanoi Gávan) is still preserved among the Novaya Zemlya morse and seal hunters, who call the spot where they so resided Sporai Navolok. It is not known however whether any remains of the Behouden-huis, or “house of safety”, have ever been found.[196]

The most remarkable occurrence during their stay in Novaya Zemlya, was the unexpected reappearance of the sun on the 24th of January, 1597. This phenomenon not only caused the greatest surprise to the observers and their companions, but after their return to Holland gave rise to much controversy among the learned men of the day. Their opinion generally was unfavourable to the truth of the alleged fact, as being “opposed to nature and to reason”. Among these was Robert Robertsz. le Canu, “homme fort entendu en l’art de la marine, et qui faisoit profession de l’enseigner aux autres”, who wrote a letter on the subject [[cxlv]]to William Blaeu, the father of the celebrated John Blaeu, which was published by the latter in his Great Atlas. This letter shall be reproduced here, not merely on account of its giving the objections which were raised at the time, but because it likewise contains some curious matters relating personally to our author and his companions, which it would be wrong to omit.

Mon bon amy Guillaume Jansse Blaeu,

Puisque vous m’avez témoigné desirer que je vous envoyasse un extrait du discours que j’ay eu avec Jacob Heemskerck, Gerard de Veer, Jean Corneille Rijp, et plusieurs autres de mes escoliers, lesquels ayant fait voile en l’an 1596, retournerent en 1597, sans avoir rien effectué touchant la commission qu’ils avoyent de reconnoistre les Royaumes de la Chine, & du Cathay, & dans la mesme année 1597 me vinrent trouver pour me raconter les merveilleuses aventures de leur voyage, entre lesquelles la plus remarquable estoit, que le Soleil leur estoit disparu le IV de Novembre en l’an 1596, & avoyent commencé de le revoir l’an 1597 le 24 de Ianvier, sous la mesme hauteur de 76 degrez, sous laquelle ils avoient basty leur maison dans la Nouvelle Zemble, matiere suffisante, ainsi qu’ils ont escrit, pour exercer long-temps les beaux esprits: & puis qu’outre vostre propre satisfaction vous me conviez encor à vous declarer mon sentiment sur ce sujet par l’advis que vous me donnez des contentions & debats survenus à cette occasion entre tous les sçavans de l’Europe, je veux vous faire un court recit du Dialogue que j’ay eu là dessus avec tous ces Messieurs que j’ay deja nommez, qui avoyent esté spectateurs d’une chose si extraordinaire, & qui me la raconterent avec grand estonnement; je raisonnois donc avec eux comme il s’ensuit:

Considerant en moy mesme qu’ils avoient passé plus de dix semaines dans un jour perpetuel sans avoir eu aucune nuict, & que pendant un si long espace de temps le ciel n’avoit pas tousjours esté si clair qu’on pût, à la faveur de sa lumière, marquer & compter exactement chaque tour que le Soleil faisoit à l’entour de la terre, je leur demandois s’ils estoient bien asseurez, qu’il fust le IV de Novembre lors qu’ils perdirent de veuë le Soleil, d’autant qu’il estoit en ce temps-là plus de 15 degrez vers le Sud par delà la ligne; ils me respondirent qu’ils avoyent tousjours eu devant eux leurs [[cxlvi]]horologes, & leurs sables, en sorte qu’ils n’avoyent pas le moindre sujet de douter de cette verité. Je m’enquestay de plus, si leurs horologes, ou leurs monstres, n’avoient jamais manqué, ou s’ils n’avoyent jamais trouvé leurs sables vuides; & voulus outre cela sçavoir d’eux, de combien la Lune estoit âgée lors que le Soleil leur avoit failly: ils demeurerent court à cette interrogation; ce qui me donna lieu de croire qu’ils n’avoyent pas bien compté les jours, & que la supputation qui leur marquoit pour le IV de Novembre, le jour que le Soleil commença à s’absenter d’eux, estoit fausse. Mais supposé, dis-je, que vous ayez si bien rencontré dans vostre calcul qu’il fust alors le IV de Novembre, que mesme vous ayez avec tres-grande justesse compassé tous les jours d’Esté, d’où pouvez vous tirer certaine asseurance de ne vous estre pas mesconté d’un seul jour pendant l’Hyver, que la nuit duroit des onze semaines entieres, puisque vous demeuriez la pluspart du temps comme ensevelis dans vostre maisonnette, & que pour la crainte des extremes froidures, des tourbillons de neiges & des autres rigueures, auxquelles ce climat est exposé durant une si rude saison, vous n’osiez tant seulement mettre le nez dehors, & ne pouviez par consequent voir ny Soleil, ny Lune, ny Estoilles. Gerard de Veer me respondit, qu’ils avoyent perpetuellement veu l’estoille Polaire par le trou de leur cheminée, par où ils avoyent encor remarqué tres-distinctement tous les tours que la grande Ourse faisoit à l’entour de ce Pole; joint qu’ils avoyent tousjours eu devant eux des monstres, des horologes, & des sables, auxquels ils prenoyent tres-soigneusement garde tous les jours. Je ne voulus pas entrer en dispute avec luy là dessus, mais je ne pûs prendre ses raisons pour argent comptant, & je n’en demeuray nullement persuadé, veu mesme qu’en Esté ils estoyent assez empeschez à se defendre de l’attaque des Ours, ainsi qu’ils disoient; & en Hyver souvent occupez à la chasse des renards: de sorte que, selon mon advis, ils n’avoient pas tousjours le loisir de vaquer comme il faut aux observations celestes, ny de gouverner leurs monstres, horologes, & sables avec l’assiduité necessaire, lesquelles, peut-estre, ils ont fort souvent trouvé vuides, ou detraquées par la gelée. Vous croyez donc, Maistre Robert, comme vous nous donnez à entendre par vos raisons, repartit Iacob Heemskerck, que nous nous sommes grandement abusez dans nostre calcul? Je n’ay pas cette croyance là seulement, respondis je, mais de plus une ferme persuasion, que la faute en est si grande, qu’il vous est impossible de sçavoir au vray [[cxlvii]]si vous estiez pour lors à la fin de Ianvier, ou au commencement de Febvrier: car bienque je leur fisse plusieurs interrogations pour apprendre en quelles parties du ciel ils avoyent veu la Lune, les Planetes & les Estoilles, & par quel moyen ils avoyent pris leurs hauteurs le 24 de Janvier, auquel jour ils disoyent que le Soleil s’estoit monstré à eux, comme aussi pour sçavoir si c’estoit à six heures du soir, ou à minuit, ou le lendemain à six heures du matin, et dans quel rombe cette apparition s’estoit faite, ils ne sceurent neantmoins respondre à aucunes de mes demandes, d’autant qu’en ce temps-là ils avoyent manqué de faire telles observations: c’est pourquoy je conclus, qu’ils s’estoyent bien mespris dans leur compte de la valeur de dix ou onze jours, ou plus. Le lendemain ils accoururent tous chez moy, pour me dire qu’ils sçavoyent bien en quel endroit estoit la Lune le 24 de Janvier, mais je leur respondis que la lecture de quelques doctes Ephemerides les avoit rendu bien sçavans depuis quelques heures, & leur avoit enseigné ce qu’ils ignoroient hier lors que je leur en fis la demande. Gerard de Veer, qui a esté escrivain de la navigation vers le Nord, me tint plusieurs discours aussi mal fondez que les precedents, lesquels je m’estois au commencement proposé de rediger par escrit; mais par apres je ne l’ay pas jugé necessaire, & m’en suis abstenu, par ce qu’il est demeuré ferme dans son opinion, & qu’il a du depuis fait imprimer son Journal, dans lequel il a deduit tout au long cette histoire dans la page 34, & 35, mais escritte en autres caracteres que le reste, afin qu’elle fust plus remarquable,[197] comme on peut voir dans ce mesme livre imprimé à Amsterdam, en l’année 1598, où il escrit, que tres-voluntiers il rendra compte de son dire: mais je n’ignore pas quel est le compte, que Gerard de Veer a rendu & envoyé à Martin Everard de Bruges, demeurant pour lors à Leyde, qui le luy avoit auparavant demandé par lettre escritte à ce sujet; car luy mesme m’a monstré cette lettre, et demandé advis de ce qu’il devoit faire pour le mieux: je luy dis, que tout le conseil que j’avois à luy donner, estoit qu’il reconnust sa faute, & confessast ingenuement, que luy, & toute sa compagnie s’estoyent pû mesprendre de quelques petites journées pendant le grand jour [[cxlviii]]d’Esté qu’ils avoyent eu; & que pendant la longue nuit d’Hyver, ils en avoyent peu laisser escouler quelques petites, sans y prendre garde, pendant lesquelles les insupportables rigueurs du froid les auroient accablez de sommeil: mais toutes mes remonstrances ont esté vaines; car il n’avoit pas mis en lumière son Journal pour le corriger par apres; et jusques à la fin de sa vie il est demeuré dans l’erreur que ses observations estoyent tres-asseurées: & ce Gerard de Veer a bien sceu dans son Journal renfermer 56 jours entre le 24 de Ianvier & le 21 de Mars, dans lequel il escrit que le Soleil estoit pour lors elevé sur leur Horizon de 14 degrez seulement, au lieu que dans le mesme temps de ces 56 jours il devoit avoir monté sur le mesme Horizon à la hauteur de 19 degrez. Je tire cette conclusion de ce que Gerard de Veer a bien sceu faire entrer 13 ou 14 jours de trop dans le mesme espace compris entre le 24 de Ianvier & le 21 de Mars, lesquels il n’a pas craint d’inserer en son Journal, afin de maintenir & d’affermir son opinion, mais il n’a parlé d’aucune declinaison: de sorte que je demeure tousjours ferme dans ma premiere conclusion, à sçavoir, que durant la grande nuit d’Hyver d’onze semaines, le sommeil les avoit pû gaigner si souvent, & si long-temps, qu’il estoit le 6 ou 7 de Febvrier, lors qu’ils ont creu, à cause de leur assoupissement, qu’il n’estoit que le 24 de Ianvier, lesquels jours ils ont expres enfermez entre le 24 de Ianvier et 21 Mars, afin de triompher par leurs belles observations, et d’abuser ainsi les sçavans, & leur donner matiere de dispute touchant le Iournal de Gerard de Veer. Je laisse aux autres la liberté de juger ce que leur plaira sur cette affaire, mais je crois que Gerard de Veer ressemble au Sacristain qui fait aller l’horologe, laquelle n’ayant pas une fois sonné l’heure comme le Soleil marquoit, & quelques-uns luy demandant la raison de cette erreur, il respondit que le Soleil pouvoit mentir, mais que son horologe ne mentoit jamais:[198] ainsi il me semble que Gerard de Veer a plustost voulu rejetter la faute sur le Soleil, sur la Lune, & sur les Estoilles, que de confesser pendant sa vie que son calcul estoit faux. Voilà en peu de mots ce que j’ay à respondre sur vostre demande, car je n’ay jamais crû, ny ne puis croire encor à present, que le Soleil, à quelque hauteur qu’il fust le IV de Novembre, pourveu qu’il passast par delà [[cxlix]]la ligne 15 degrez vers le Sud, manquast à paroistre sur l’Horizon, et commençast à se monstrer au mesme lieu le 24 de Janvier, eloigné de la ligne de plus de 19 degrez vers le Sud, & se retrouvast justement à la hauteur de 14 degrez sur le mesme Horizon; de façon que ce que Gerard de Veer escrit dans son Journal page 39, contrarie la nature & raison. C’est pourquoy je repete encor, que pendant le grand jour d’Esté ils ont obmis à compter quelques revolutions du Soleil; de mesme que durant la grande nuict d’Hyver le sommeil leur a derobé beaucoup de temps, & qu’ils n’ont pû asseurement dresser leur Journal comme auroient fait ceux qui auroient pû soirs & matins distinguer en jour & en nuict le temps de 24 heures, et compter ainsi nettement & exactement toutes les journées; chose impossible à faire aux Pilotes de la Navigation vers le Nord, & auxquels il faut pardonner en cette occasion; avec cela je finis. Le 15 Septembre, 1627.[199]

From this letter of Robert le Canu it will be perceived, that the fact of the sun’s disappearance on the 4th of November 1596 was equally denied by him with that of its reappearance on the 24th of January following. The former, though differing in degree, was, as far as regards the fact itself, deemed not less abnormal and “opposed to nature and to reason” than the latter. It is therefore of importance to demonstrate that the particulars recorded by Gerrit de Veer concerning the sun’s latest appearance and final disappearance, are in all respects absolutely and literally true. [[cl]]

On the 2nd of November, he states that the sun “did not show its whole disk, but passed in the horizon along the earth.” On that day, in latitude 75° 45′ (which was their true position, and not 76° as they supposed), the sun’s declination was—14° 53′,3; and the complement of the elevation of the Pole being 14° 15′, the sun’s centre was actually 38′3 below the horizon. But, with an assumed temperature of—8 Fahr., the refraction would have been as much as 39′,3; and, as “the land where they were was as high as the round-top of their ship”, an assumed height of thirty feet would give 5′,4 for the dip of the horizon. Hence, according to theory, 6′,4 more than the half of the sun’s disk should have been visible; that is to say, 22′ or 23′, or about seven-tenths of the entire disk. Consequently De Veer’s statement in this respect is literally true. On the following day the sun’s centre was actually 56′,9, and its upper edge about 40′,9, below the horizon. But the refraction 39′,3 and the dip 5′,4, would have raised it 44′,7 to the sight; so that 3′,8 or nearly twelve-hundredths of the sun’s disk ought still to have been visible. De Veer speaks therefore the pure truth when he says that, on the 3rd of November, “they could see nothing but the upper edge of the sun above the horizon.”[200] On the day afterwards the sun’s declination was 15° 30′,5, and consequently its centre was 1° 15′,5, and its upper edge 59′,5, below the horizon. And taking the sum of the refraction and the dip at 44′,7, the sun’s [[cli]]upper edge would have been actually 14′,8 below the visible horizon. Strictly in accordance with this, we have De Veer’s statement on the 4th of November, “but that we saw the sunne no more, for it was no longer aboue the horizon”.

Had Gerrit de Veer and his companions been weak enough to give way to the dogmatical assertion of their teacher, that “pendant le grand jour d’esté ils avoyent omis à compter quelques revolutions du soleil”, they might perhaps at the time, and during the two centuries and a half which have since elapsed, have enjoyed some little more credit than has been accorded to them; but they would eventually have deprived themselves of that triumphant vindication of their character for perfect truthfulness and sincerity which it is our good fortune to be the means of now affording to them.

The reappearance of the sun on the 25th of January 1597, is not, at least for the present, capable of so complete and satisfactory an explanation. But hitherto the subject has never been properly understood, because the facts have never been correctly stated. One of the most recent examinations of this phenomenon is that made by the Rev. George Fisher, in his remarks “On the Atmospheric Refraction,” contained in the “Appendix to Captain Parry’s Journal of a Second Voyage, etc.”, published in 1825.

Mr. Fisher’s words are:—“The testimony of De Veer, who wrote the particulars and who accompanied Barentz to Nova Zembla in his third voyage, where he wintered in latitude 76° N., in the year 1596–7, has been so often called in question, with respect to his account of the re-appearance of the sun, that it is but justice to state that he appears to be perfectly correct, and his observations consistent with those made during this voyage.[201] He reports that he, in [[clii]]company with two others, saw the edge of the sun from the sea side, on the south side of Nova Zembla, on the 24th of January (or the 3rd of February, new style) at which time the sun’s declination when it passed the meridian in that longitude was about 16° 48′ S., and therefore the true meridian depression of the upper limb at noon was 2° 32′ nearly, which ought to have been the amount of the refraction [so] that the limb might have been visible. Now, if the observation at the least apparent altitude observed on the 23rd January, 1823, at Igloolik, which was 8′ 40″, be reduced to the horizon, by observing the rapid law of increase in the refraction visible in the series of observations made on that day, the horizontal refraction cannot be estimated at less than 2° 30′, and which, if increased by the apparent dip (which sometimes amounts to more than 20′ in the winter time, as I have mentioned when speaking of the terrestrial refraction), will be quite sufficient to render the upper limb visible; and there is still less difficulty in believing that they ‘saw the sunne in his full roundnesse above the horizon’ three days afterwards, since the daily motion in declination at that time of the year is nearly 18 minutes to the northward.

“M. Le Monier, from the observations made on these two days, assures us that there must have been more than 4½ degrees of refraction, and that he ‘could neither explain these observations, reject them as doubtful, nor suppose any error, as was done by most other astronometers.’ How this conclusion has been deduced from the facts related in the Journal does not appear, neither is there the least occasion to reject as doubtful the simple and honest account of the Dutchmen.”

Now the facts of the case are in reality as follows:—In the first place, the Dutch reckoned their time according to the new style, which had already been adopted in the Netherlands. This is not only to be deduced from [[cliii]]the correspondence of their several astronomical observations with this reckoning alone; but it also admits of direct proof from the express statement of William Barents, in his note on the tides at States Island, that the dates were “stilo novo.”