«...Et combien le français est défiguré par la négligence des imprimeurs.» (P. 162.)
«J'en accuse la négligence, ou, pour mieux dire, l'ignorance des imprimeurs.» (P. 181.)
Le patriotisme de Palsgrave lui multipliait les fétus dans l'oeil de nos imprimeurs, et lui dissimulait les poutres dans l'oeil des imprimeurs anglais. Nous ne voulons pas ici récriminer, autrement il serait permis de demander où Palsgrave prend le droit de se montrer si rigoureux, et quels typographes illustres l'Angleterre du XVIe siècle peut mettre en concurrence de nos Vérard, Estienne, Simon de Colines, François et Sébastien Gryphe, Vascosan, et tant d'autres. Le moins inconnu qu'il fût possible de leur opposer est justement ce Pynson, qui a imprimé la première partie du livre de Palsgrave avec quatre fautes dès la première page.
Réimprimer Palsgrave, c'est reconnaître la valeur de son témoignage en général; par conséquent, il devenait nécessaire de protester, lorsque, sur un point de fait aussi important, son témoignage passionné pouvait induire en erreur.
F. G.