On se laisse charmer et troubler de mystère,
Et l'on dirait des morts qui taisent un adieu
Trop mystique, pour être écouté par la terre!
Sont-ils le souvenir matériel et clair
Des éphèbes chrétiens couchés aux catacombes
Parmi les lys? Sont-ils leur regard et leur chair?
Ou seul, ce qui survit de merveilleux aux tombes
De ceux qui sont partis, vers leurs rêves, un soir,
Conquérir la folie à l'assaut des nuées?
Lointainement, combien nous les sentons vouloir
Un peu d'amour pour leurs œuvres destituées,
Pour leur errance et leur tristesse aux horizons.
Toujours! aux horizons du cœur et des pensées,
Alors que les vieux soirs éclatent en blasons
Soudains, pour les gloires noires et angoissées.
Émile Verhaeren,
Poèmes.
ATTRACTIONS
Large masks of silver, by mists drawn away,
So strangely alike, yet so far apart.
Float round the old suns when faileth the day.
They transfix our heart, so immensely our heart,
Those distances mild, in the twilight deep,
Looking out of dead faces with their spirit eyes.
All around is now silence, except when there leap
In the pallor of evening, with fiery cries,
Some fountains of flame that God-ward do fly.